
La Saint-Valentin et l’éveil des sentiments printaniers paraissent encore loin en ce début d’année 2026. En toute logique, le nouveau cycle mensuel en ligne sur LaCinetek jusqu’au lundi 9 février inclus ne célèbre pas l’amour à proprement parler. Ces dix longs-métrages, comme toujours sélectionnés avec un bel esprit de complémentarité, s’emploient plutôt à montrer ce qui se passe lorsque l’eau de rose ne coule pas paisiblement vers une fin heureuse. Rien de plus facile pour y découvrir ces perles cinématographiques, puisque la plateforme dédiée au cinéma de patrimoine et fondée en 2016 par Pascale Ferran, Cédric Klapisch et Laurent Cantet pratique toujours les mêmes tarifs assez doux. En échange de la modique somme de 4€99 par mois ou de 49€ par an, vous aurez un accès illimité à cette sélection, ainsi qu’aux autres films inclus dans l’offre.
Par contre, au vu de la durée conséquente de certains de ces films autour de l’amour dans tous ses états tortueux, c’est avant tout du temps qu’il vous faudra, afin d’en venir à bout au cours des quatre semaines qu’ils resteront encore en ligne.
Sur LaCinetek, le début d’année ou de trimestre rime également avec une nouvelle grande rétrospective. Depuis fin décembre, celle-ci rend hommage en huit films à l’immense compositeur français Michel Legrand, disparu il y a sept ans, le 26 janvier 2019. De quoi se laisser emporter jusqu’à fin mars par les belles mélodies et autres thèmes musicaux qu’il a créés pour Jacques Demy (Lola et Les Parapluies de Cherbourg), Jean-Luc Godard (Une femme est une femme), Agnès Varda (Cléo de 5 à 7), Jean-Paul Rappeneau (La Vie de château), Norman Jewison (L’Affaire Thomas Crown), Joseph Losey (Le Messager) et Richard Lester (Les Trois mousquetaires). Puis, l’actualité mortuaire a également incité LaCinetek a rendre hommage au réalisateur hongrois Béla Tarr, en incluant son chef-d’œuvre Satantango dans l’abonnement pour une durée limitée. A découvrir sur le site de LaCinetek jusqu’au 6 février seulement.
Parmi les autres films de même disponibles dans l’abonnement figurent trois films du réalisateur géorgien Otar Iosseliani (La Chute des feuilles, Il était une fois un merle chanteur et Adieu plancher des vaches !) à voir en priorité avant le 17 janvier, des trésors cachés du cinéma estonien, tchèque et taïwanais, ainsi que des titres issus des cycles précédents qui jouent les prolongations : Frangins malgré eux de Adam McKay, Good Bye Lenin ! de Wolfgang Becker, Mulholland Drive de David Lynch, Peggy Sue s’est mariée de Francis Ford Coppola, Tootsie de Sydney Pollack et Un poisson nommé Wanda de Charles Crichton.

L’amour naissant, l’amour qui se fane, l’amour qui commence à emmerder tout le monde : les facettes pour représenter le plus beau des sentiments ne manquent pas au fil des dix films de ce cycle joliment éclectique sur LaCinetek. A chaque fois, il y a un grain de sable qui fait que l’amour ne dure pas pour toujours et, surtout, qu’il peut être autant source de frustrations que de bonheur. Sans surprise, ce sont des cinéastes à la forte personnalité et au style pas moins marquant qui décomposent les couples ici. Des trublions familiers d’un ton cynique comme Paul Vecchiali, Michael Haneke ou encore Jean Eustache. Des réalisatrices qui ont dû batailler pour porter leur vision guère romantique de l’amour à l’écran comme Jane Campion et Kinuyo Tanaka.
Bref, ces films sont parfaitement disposés à semer le doute au sein de vos vagues rêveries de cœur. Cependant, ils confirmeront avec certitude un amour certes moins charnel et réciproque, quoique plus durable que celui entre deux personnes consentantes, à savoir l’amour, voire la passion du cinéma, à vivre soit sur des plateformes de qualité comme LaCinetek, soit – encore mieux ! – dans votre salle obscure la plus proche …

La sélection « Dilemmes de l’amour » du mois de janvier 2026
Amour (France / 2012) de Michael Haneke, avec Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva – Palme d’or au Festival de Cannes en 2012, 5 César dont ceux du Meilleur Film et du Meilleur réalisateur en 2013, ainsi qu’Oscar du Meilleur Film étranger en 2013
L’Amour fou (France / 1969) de Jacques Rivette, avec Bulle Ogier et Jean-Pierre Kalfon
Bright Star (Australie / 2009) de Jane Campion, avec Abbie Cornish et Ben Whishaw
Corps à cœur (France / 1979) de Paul Vecchiali, avec Nicolas Silberg et Béatrice Bruno
Her (États-Unis / 2013) de Spike Jonze, avec Joaquin Phoenix et Scarlett Johansson – Oscar du Meilleur scénario original en 2014

La Maman et la putain (France / 1973) de Jean Eustache, avec Bernadette Lafont et Jean-Pierre Léaud – Grand Prix au Festival de Cannes en 1973
Maternité éternelle (Japon / 1955) de Kinuyo Tanaka, avec Yumeji Tsukioka et Ryôji Hayama
Nuits d’ivresse printanière (Chine / 2009) de Lou Ye, avec Hao Qin et Sicheng Chen – Prix du scénario au Festival de Cannes en 2009
Scènes de la vie conjugale (Suède / 1974) de Ingmar Bergman, avec Liv Ullmann et Erland Josephson
Un film d’amour (Hongrie / 1970) de Istvan Szabo, avec Judit Halasz et Andras Balint















