The Dynamiter

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The Dynamiter

The DynamiterThe Dynamiter

USA : 2011
Titre original : The Dynamiter
Réalisateur : Gordon Matthew Sumner
Scénario : Brad Ingelsby
Acteurs : Casey Brown, William Ruffin, Sarah Fortner
Distribution : Elysium Films
Durée : 1h37
Genre : Drame
Date de sortie : Prochainement

Globale : [rating:4][five-star-rating]

Pour cet autre long métrage en compétition au Festival de Deauville 2011, on prend les mêmes et on recommence. Un premier film, écrit et réalisé par Matthew Gordon, et un thème qui marque la naissance d’un nouveau courant dans le cinéma américain : la solitude des enfants, abandonnés par les parents, les poussant à prendre leur propre vie en main et à laisser leur enfance de côté.

Synopsis : L’été est arrivé à Glen Allan dans le Mississipi. Robbie, un adolescent de 14 ans, n’est pas d’humeur à se réjouir des vacances. En proie à une crise d’angoisse, sa mère a une nouvelle fois quitté le domicile familial et il doit dorénavant s’occuper, avec sa vieille grand-mère, de son jeune demi-frère. Lorsque Lucas, le frère aîné de Robbie, revient à la maison, c’est presque une vraie vie de famille qui débute pour le garçon.

The Dynamiter

Un jolie message d’espoir

The dynamiter s’avère être une bonne surprise. Traitant d’un sujet similaire à celui de Yelling to the sky ou de Jess + Moss, Matthew Gordon nous offre pourtant un film beaucoup plus facilement abordable pour le grand public, et nous laissant le sourire aux lèvres.

En effet, même si l’histoire de base n’est pas réjouissante, le film nous laisse de l’espoir. On voit le personnage de Robbie se battre pour sa famille qui n’existe plus. Le jeune adolescent, dont la mère est partie et le père a toujours été absent, évolue dans un environnement de pauvreté économique et morale. En effet, sa famille n’a pas d’argent et ne semble pas avoir inventée la poudre. Résultat, Robbie n’est pas vraiment hyper doué à l’école, son demi-frère ne sait même pas comment manger proprement et lui et son grand frère volent pour s’en sortir.

Mais Robbie est un battant. Il décide de travailler pendant l’été pour s’en sortir, en attendant le retour de sa mère auquel il croit, même s’il ne reçoit que des cartes postales bien vagues. Il doit alors gérer de front tous les problèmes : s’occuper de son petit frère, de sa grand-mère, faire une dissertation pour l’école s’il veut passer dans la classe au-dessus, éviter la police et se lever avant l’aube pour aller travailler pour s’acheter les vêtements qui lui permettront d’arrêter de se faire taper dessus par ses camarades de classe.

The Dynamiter

La dynamite sert à détruire mais aussi à créer

Matthew Gordon n’aura pas fait le choix du lieu de tournage de façon anodine. Le Mississipi est la plus pauvre région de tous les États-unis, avec le plus haut taux de chômage. Pourtant, elle représente aussi le berceau de toute une culture, et donc de l’espoir. Tout comme ses personnages. En effet, Robbie est prêt à créer de belles choses malgré son manque de moyen. C’est là toute l’explication du titre, puisque selon son réalisateur, la Dynamite sert à la foi à détruire et faire exploser, mais aussi à créer de belles choses. Un paradoxe réunit dans une seule et même force puissante. C’est comme cela qu’il voit son personnage. Et c’est aussi comme ça qu’il voit le nouveau mythe américain : ce n’est pas de gagner des millions ou d’avoir une grosse voiture, mais c’est de construire sa vie en commençant par son foyer, et en s’en sortant dans la vie sans partir gagnant.

Mais The Dynamiter traite aussi et avant tout des liens du sang. De la famille, qu’on ne choisit pas, et avec qui on doit composer pour le meilleur et pour le pire. Pour Robbie, il n’y a pas de demi-frère ou de mère absente ou de frère voleur. Il y a juste une famille, qu’il continue de croire unie et qu’il fait tout pour préserver. Bien-sur en faisant ça il a perdu son enfance depuis longtemps, mais le personnage joué par le petit frère nous offre des moments d’innocence qui nous font doucement sourire.

On s’attache aux protagonistes, même s’ils font des choses qui ne sont pas bien selon notre conception de la société. On les comprend et avons de l’empathie pour eux. Et c’est possible grâce à l’interprétation de William Ruffin (qui interprète Robbie Hendrick), un enfant du Mississipi justement, trouvé par Gordon Matthew Sumner seulement 3 jours avant le début du tournage.

Résumé :

Une fable pleine d’espoir sur le nouveau modèle familial dépeint par les films indépendants américains et sur l’importance des liens familiaux. Un film touchant, vrai et très bien interprété par des enfants plus adultes dans leur têtes que les adultes eux-mêmes. Un très bon premier film qui a toute ses chances de remporter un prix et de lancer la carrière du réalisateur.

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