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Hunger Games

Hunger Games, l'affiche du film

Américain : 2012
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Suzanne Collins ,
Acteurs : , ,
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 2h22
Genre : Action, fantastique
Date de sortie : 21 mars 2012

Globale : [rating:3][five-star-rating]

Après avoir réussit un premier film séduisant, Pleasantville, le peu prolifique cinéaste se voit attribuer la tâche délicate d’adapter une « œuvre studio », franchise littéraire ayant déjà séduit un public (en majorité) adolescent, car écrit pour cette même cible. Il serait en outre trop facile de rapprocher l’œuvre de Suzanne Collins des derniers « chapitres » de la série Twilight. Plus subtil et prenant que cette dernière, offre une autre direction à la littérature adolescente. Malgré quelques qualités le film de Gary Ross peine, dans une certaine mesure, à prendre l’ampleur générale du livre.

Synopsis : Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux . A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.

La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…


Hunger Games photo du film

Une mise en scène spectatrice.

Il faut tout de suite souligner un facteur essentiel, la violence « proposée » par les mots de Collins ne pourra jamais être retranscrite de manière fidèle par un cinéma de « production », voué, obligé et calculé afin de réduire toute violence pour séduire un large, très large public. Le fait n’est pas de relever l’absence de toutes effusions sanguines gratuites à profusion mais il y a une marge immense entre les deux extrêmes. Hunger Games se classe immédiatement dans la tranche la plus douce. Un détail mais cela donne hélas aux scènes d’actions un aspect brouillon, cache-misère, à attacher à l’ensemble de la réalisation. Ross ne sait pas vraiment comment mettre en scène cette compilation de « confrontations ». Alors habitée de « tremblements », agitée, comme c’est devenu de mode pour ce genre de scène, la caméra(-épaule) de Ross ne cesse de donner un semblant de dynamisme, également absent durant tout le film.

Du même ordre, on s’abstiendra de vous montrer tout acte moral ou immoral quand l’héroïne par une facilité confondante n’est jamais confrontée au choix de donner directement la mort. La seule fois est « autorisée » par réaction pulsionnelle. Sur 23 possibilités, cela perturbe la crédibilité de l’histoire et classe l’ensemble du film dans la case soporifique et gentille, se débarrassant ainsi de tout attributs de réflexion. Dommage, si les livres originaux se veulent sans doute plus subtils que la série vampirique, le film reste d’une platitude de rythme, flirtant presque avec le déjà-vu de forme. Pour le fond, on cherche encore.

Hunger Games photo du film avec Jennifer Lawrence

Naissance d’une nouvelle héroïne.

donne corps au personnage de Katniss à travers une performance de haute qualitée, mais difficile de sortir le grand jeu sur un personnage peu étoffé, sur la toile tout du moins. Elle apporte cependant suffisamment de maturité et de crédibilité à son personnage pour faire de l’héroïne une future icône du genre. Le reste du casting se veut propre sur lui, pour des participants tirés au sort, les comédiens valident plus le fait qu’un casting « précieux » est l’aboutissement d’un tel rassemblement. Seul Stanley Tucci brille sur la dernière marche.

Peu de choses donc à sauver de cette adaptation, ressort cependant, de manière brève, une vision intéressante de ce que la téléréalité peut devenir, hélas le film arrive des années après d’autres démonstrations du genre, d’une qualité tout aussi diverse et variée. On gardera en tête la lecture sociale et le destin d’individus, forcés de représenter un peuple et la charge que cela leur confère. Passer un certain âge, cet axe sera invisible aux yeux de spectateurs et reste plutôt léger.

Rien de nouveau donc au royaume des adaptations, ce ne sort du lot que par le sérieux des dialogues et une certaine psychologie (légère), sans pour autant en faire un chef d’œuvre du genre.

Concernant le bonus réalisation, Steven Soderbergh venu en guest comme réalisateur de seconde équipe (il a produit notamment Pleasantville) ; on le cherche encore, perdu dans la forêt il semblerait.

Résumé

Hunger Games n’est pas l’adaptation honteuse et uniquement mercantile à laquelle on pouvait s’attendre, mais édulcorée de tout enjeux, aseptisée dans sa forme première et manquant un peu d’ambition et de réflexion à défaut de culot, le film se veut passif. Heureusement, Ross, bien entouré de son équipe technique réussit à donner une valeur au film mais ne le sort pas d’une paresse cinématographique marquée. Pour un « public ciblé » qui y trouvera probablement, au pire un bon divertissement, au mieux une bonne adaptation.

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Manuel

Cet article a été rédigé par Manuel Yvernault, Rédacteur de Critique Film.