Critique : Hulk

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Hulk 1

Hulk 1

USA : 2002
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : D’après l’oeuvre de Stan Lee
Acteurs : , , ,
Production :Marvel Pictures, Universal Pictures
Durée : 2h20
Genre : Action/Fantastique
Date de sortie : 2 juillet 2003

2,5/5

(Le Secret de Brokeback Mountain) aux commandes d’une adaptation de Comics ? Surprenant vu la filmographie du réalisateur, l’exercice se révélant être un défi pour lui. Malheureusement, de bonnes idées et de bonnes intentions ne font pas un grand film et l’absence de passion pour le personnage original de Bruce Banner va plonger le film dans les abysses des productions Marvel… bien malgré lui.

Synopsis : Au cours d’une opération scientifique qui a mal tourné, le docteur Bruce Banner est exposé à une surdose de radiations nucléaires. Miraculeusement indemne, il sort néanmoins affecté de cette douloureuse expérience et développe le pouvoir de se transformer en , un monstre vert à la force surhumaine et à la rage incontrôlable. Cette créature ne se manifeste que lorsque ce dernier est soumis à une intense émotion. Mis au ban de la société, le docteur Banner est obligé de se cacher pour ne pas faire subir aux autres sa métamorphose. Le général Ross, le père de Betty, l’ex-petite amie de Bruce, est chargé de stopper le monstre par tous les moyens. Glenn Talbot, rival scientifique de Banner, est également sur les traces de . Lorsque Betty découvre que la créature a un rapport avec les recherches du père de Bruce, elle devient la seule à pouvoir comprendre ce qu’est … (Allociné)

Hulk 1

Le 23 juillet 2003, de son prénom … est décédé dans de tragiques circonstances, le tueur présumé aurait depuis décidé de s’exiler en montagne avec deux amis gays. Sachez tout d’abord que c’est le fan absolu de super-héros qui parle et qui va exprimer sa déception. Ce film n’est pas mauvais, ce n’est pas une daubasse cosmique du niveau des 4 Fantastiques et le Surfeur D’argent ou du Punisher, mais le produit initial étant tellement prometteur je ne peux qu’exprimer ma terrible désillusion. Nous sommes en 2003, et pour l’instant est un des premiers héros Marvel à refaire surface sur grand écran après Spider Man, Blade, Les X-Men et Daredevil. Jusque là, des réussites critiques et publiques et des films qui signent l’ère du renouveau pour les super-héros. Malheureusement, en plus d’être un relatif échec commercial, les fans s’insurgèrent du traitement subit par Bruce Banner et de l’éloignement de l’esprit original d’.

Hulk

n’est pas un geek dans l’âme, il connait à travers la série mythique des années 70 mettant en scène Lou Ferrigno sous les traits du monstre vert. Son pari est de faire d’un blockbuster présumé décérébré, un film réfléchi et profond sur l’homme qu’est Bruce Banner. Soit. Mais le résultant est vraiment décevant et jamais n’arrivera à nous faire palpiter plus de 3 secondes durant ces 2h20 qui paraissent vraiment bien trop longues.

Sans trop plonger dans les détails, l’entame du film se révèle intrigante, on espère que la suite sera du même acabit. On plonge donc dans le passé torturé de Bruce Banner à coups de flashback, la réalisation attrayante du film ici amorce a priori une œuvre originale et visuellement agréable. Sa très bonne idée qui depuis n’a jamais été reprise dans les films Marvel, fut de découper l’écran en différents plans, afin de donner un aspect BD à son film. Par instant, on slide d’image en image, ce qui ajoute une part à la dynamique du film mais aussi à l’ambiance. On a la réelle sensation de lire une BD en mouvement. L’idée est brillante et mérite rien que pour ça de souligner l’effort d’ de faire un petit clin d’œil apprécié qu’aucun fan ne saurait renier. A préciser que l’utilisation de cette technique n’est pas redondante et donc loin d’être lassante. Néanmoins cet atout purement esthétique qui n’apporte au final rien de plus à l’histoire, ne peut pas tenir à lui tout seul un film dans lequel on s’ennuie ferme. Faire un film réfléchi sur un tel sujet ne veut pas dire supprimer tout le côté spectaculaire et annihiler la toute puissance nucléaire de notre monstre en pantacourt !

Annihiler… le mot est faible, procède à une castration de notre bon vieux qui se révèle aussi inoffensif qu’un Power Rangers et moins effrayant que la filmographie de Chuck Norris. C’est pour dire. Il est tout beau, tout gros, tout vert fluo et limite beau gosse. Voilà, le version est un mannequin grande taille. La poésie qu’il veut insuffler à son film rend le tout mièvre et fade. On suit les errances de Bruce Banner avec un désintérêt total. Que ce soit dans sa romance interdite avec Betty, ou dans l’inévitable sujet central, c’est-à-dire la fameuse relation père/fils. La rencontre face au père diabolique, manipulateur lorgnant méchamment sur l’archétype du scientifique fou, aurait dû donner lieu à un concentré d’émotions et de puissance humaine… Non, du tout. Loin de là l’idée de tout jeter, mais qui parait pourtant être l’acteur qu’il fallait va plus se poser en rival affirmé dès le début. On n’assiste pas à la progression espérée ayant pour conclusion un combat final, empreint de mélancolie et de vengeance. Seulement une simplissime guéguerre d’homme… pour rester poli. qui se doit être une bête incontrôlable et détruisant absolument tout sur son passage, passe pour un pseudo pacifiste qui préfère se cacher dans les Canyons et s’enticher d’un tank comme hochet… Jamais il n’est mis en valeur et jamais le film ne s’emballe. De plus, le final complètement navrant dont le duel tant attendu accouche d’une souris, le combat d’ face à des chiens mutants (oui, oui.. un caniche, un rottweiler et un bulldog Gamma…) ainsi que le peu de rythme tout au long du film tue toute velléité de profondeur et d’excitation.

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Les acteurs dans leur ensemble sont quand même très moyens. Palme à qui force un peu le trait du rival de Banner et en devient totalement ridicule. quant à lui avait tous les attributs pour être le parfait , mais l’orientation prise par Lee va le placer au centre d’une bouillie dramatique dont il ne se dépêtrera jamais, ne sachant comment transcender le monstre caché en lui. s’en sort à peu près, alors que Sam Elliot est l’alter ego à moustache de J. Lucas.

En résume :

Une déception certaine, des intentions louables mais vaines. Un sujet très mal maîtrisé par qui, dans le désir de réinterprétation et par l’introduction de sujets qui lui sont chers (Relation père/fils récurrente chez lui), va perdre toute l’essence du comics de Stan Lee. A voir tout de même par curiosité.

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