Une nuit

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La nuit avec Roschdy Zem, Sara Forestier, Samuel Le Bihan

L'affiche d'Une nuit dez ¨jilippe LefebvreUne nuit

France : 2011
Titre original : Une nuit
Réalisateur : Philippe Lefebvre
Scénario : Simon Michaël
Acteurs : Roschdy Zem, Sara Forestier, Samuel Le Bihan
Distribution : UGC Distribution
Durée : 1h40
Genre : Policier
Date de sortie : 4 janvier 2012

Globale : [rating:4][five-star-rating]

Déambulation policière dans les rues endormies de Paris. Avec un réalisme de chaque instant, Philippe Lefevre réussit un film noir de haute facture au scénario machiavélique jusqu’à un retentissant rebondissement final. Du très bel ouvrage que défendent d’excellents comédiens. Roschdy Zem y est magistral.

Synopsis : Un flic de la mondaine embarque avec lui une jeune policière qui va lui servir de chauffeur. Ils vont de bar en bar et de boite en boite appelé par l’urgence du devoir : démanteler un trafic de drogue. Plus la nuit avance, plus la situation devient chaude. A potron-minet, elle devient explosive…

La nuit avec Roschdy Zem, Sara Forestier, Samuel Le Bihan

Un polar comme on les Zem

C’est beau une ville la nuit. Philippe Lefevre filme Paris avec un souci de l’éclectisme qui constitue l’une des grandes réussites de son nouveau long métrage. La caméra se promène des quartiers rupins du 16ème aux plus populaires de Pigalle, de la porte de Clignancourt célèbre pour son marché aux puces au pied de la tour Montparnasse. Le Parisien ne s’y perdra pas. Sans jamais faire « carte postale » nocturne, les vues de la capitale constituent un personnage à part entière. On sent, qu’il s’agisse avec une simple moto traversant le champs ou les petits hommes verts et leur camion poubelle déjà debout quand d’autres s’apprêtent à se coucher, une ville qui vit, dont le cœur ne cesse de battre. Avec tous les dangers immanents que cela suggère.

La nuit avec Roschdy Zem, Sara Forestier, Samuel Le Bihan

Une fin à ne pas dévoiler

Cet éclectisme se traduit également dans la population qui ne dort pas. Hommes politiques, stars de la télé, femmes du monde ou bien putains, dealers, patrons de boite, voiturier, avocats véreux, huissiers de justice se payant le luxe de l’encanaillement : l’aréopage est vaste, un véritable éventail social. Même chose pour les orientations sexuelles. Tous les genres, toutes les catégories. Et, au milieu, baladé comme une boule de flipper, ce flic, dont les petits arrangements, les concessions forcées constituent plus souvent une obligation qu’une dérogation au code pénal.

Le scénario est purement diabolique. Cette magistrale machination démarre au ralenti, presque comme une promenade de santé. Puis au fil des visites dans ces lieux, l’intrigue s’épaissit, s’obscurcit, se densifie. La nuit entoure d’un halo plus glauque à chaque instant ces déambulations, un crescendo machiavélique se met en place jusqu’à un dénouement en authentique coup de théâtre. Il conviendrait même, quitte à imiter Clouzot dans Les Diaboliques d’insérer un encart en début de film exhortant les spectateurs à ne pas dévoiler la fin. Elle donne tout son sens au film.

La force de ce film tient aussi, cela va sans dire, à l’exceptionnelle présence de Roschdy Zem. Le comédien, plus caméléon que jamais, se fond désormais dans tous les rôles, faisant oublier l’étiquette de ses origines. D’une sobriété exemplaire, il est l’âme et le corps de ce film nerveux sans être survolté qui décrit dignement, sans esbroufe ni recherche du panégyrique, le quotidien de ces hommes de l’ombre.

Résumé

Un polar crépusculaire, moite et glauque qui filme admirablement la capitale et offre à Roschdy Zem un de ses rôles les plus aboutis. Avec un prime un rebondissement final renversant.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jqsQAkIlsA4[/youtube]

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