Critique : Lost River

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USA, 2014
Titre original : 
Réalisateur : 
Scénario : 
Acteurs : , ,
Distribution : The Jokers / Le Pacte
Durée : 1h35min
Genre : Drame , Thriller , Fantastique
Date de sortie : 8 avril 2015

Note : 3/5

Le premier long métrage de , acteur canadien aux choix cinématographiques surprenant, est, à l’image de sa filmographie, pour le moins ambivalent. Si il a réussi à embarquer des acteurs et des techniciens de talent dans cette aventure, la magie se fait attendre.

Synopsis : Billy, mère célibataire rousse et pulpeuse, tente de survivre avec ses deux garçons dans une Amérique post-industrielle sans pitié. Son aîné, Bones, afin d’améliorer la situation familiale, provoque en duel Bully, tyran sanguinaire et maître du trafic de cuivre. Rat, mélancolique voisine de Bones, fera office de prophète. Perdue dans une maisonsouvenir, elle enseignera à Bones le sentier envahit de hautes herbes, le lac faiblement éclairé de lampadaires engloutis. Là repose le monstre qu’il faut vaincre. Celui qui, métaphoriquement, somnole en chacun de nous. La bataille, victorieuse, engendrera la fuite. Vers la paix ? Le prochain monstre ?

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Déception au rendez-vous

Certains éléments frappent néanmoins la rétine et l’oreille de par leur virtuosité. Le belge Benoît Debie (directeur de la photographie) qui su envoûter le public de Gaspard Noé avec l’obscurité Tokyoïte de « Enter the Void », confirme son talent pour les ambiances nocturnes électrifiées de néons bleus, pourpre et rose. Le feu est sublimé, les lumières de la ville dansent sous nos yeux ensorcelés. Les décors détruits de la ville de Détroit; graffitis, ruines et théâtres fantômes, offrent une vision apocalyptique semblable aux vicissitudes que traversent les héros en crise de cette histoire fantasque. La bande son signée Johnny Jewel du groupe Chromatics, électronique et planante, parachève ce tableau irréel d’une vie sans futur, perdue dans le temps et l’espace.

Les personnages, emprisonnés dans un décor de malheur, renouent avec l’espoir dans les seules lumières d’aube et d’aurore, instants de sérénité d’une nuit perpétuelle. Le sang, réclamé par la foule d’un cabaret d’illusion freak-show, la peur, la violence entraînent la catharsis des laissés-pour-compte de cette ville engloutie dans l’oubli. Bones, Billy, Bully, Rat, les personnages de cet univers se croisent sans se parler, échangent sans se regarder. Un épais brouillard se crée alors autour de dialogues rares et creux. Chacun sa quête, chacun sa malédiction, et l’indifférence de s’installer dans l’esprit du spectateur.

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Conclusion

L’ambition de cette histoire semblerait tenir en ces termes : questionner nos réalités, trouver leurs alternatives fantastiques et s’en délivrer pour ne pas tomber dans la brutalité d’un quotidien sans issue. Mais à force de distance et d’inconsistance nous ne faisons que passer dans cette histoire étrange. Sans ancrage, éblouis par le feux des lumières de la nuit, nous voilà étourdi. Au réveil, l’expérience aura laissé peu de traces, rattrapé par la réalité animale.  

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