Saint-Valentin 2.0 : La rupture ne signe plus forcément la fin de tout. Avec le numérique, un ex peut continuer de hanter votre compte Netflix ou Canal bien après le générique de fin. Une étude menée par la startup française Sharesub (le site de partage d’abonnement) à l’occasion de la Saint-Valentin 2026 révèle en effet qu’un Français sur quatre partage encore au moins un abonnement avec une ancienne flamme. L’amour finit, mais le partage d’abonnement continue.
Après la rupture… toujours connecté à son ex ?
On connaissait la garde du chien ou des vinyles après une séparation houleuse, voici venu le temps de la garde conjointe… du compte Netflix. D’après l’étude Sharesub, 25 % des Français continuent de partager au moins un de leurs abonnements numériques avec un ex. Autrement dit, un quart de nos compatriotes n’a pas changé le mot de passe de son compte malgré la rupture. Qui a dit que couper les ponts impliquait de couper l’accès à Disney+ ou Spotify ?
Du côté des nouveaux partenaires, les avis divergent sur cette intimité numérique post-rupture. Pour 54 % des répondants, voir que Chéri(e) continue de refiler son mot de passe Canal+ à son ex, « c’est purement pratique, pas de quoi en faire une scène de ménage ». À l’inverse, 32 % se disent que la relation n’est peut-être pas si terminée que ça s’ils partagent toujours un forfait ; normal, difficile de tourner la page quand l’ex squatte encore le profil « Julie 😘 » sur votre compte Netflix. Et pour 14 % des sondés, c’est carrément la pire des trahisons – digne d’un twist de série dramatique. On imagine déjà la scène : « C’est qui cette Julie dans la liste des profils ? » (regard noir, générique de fin).
Trahison sur le compte : change ton mot de passe !
Si certains ex profitent du compte en douce, d’autres se font gauler… et gare à la vengeance 2.0. Près de 40 % des Français avouent avoir déjà changé leur mot de passe par rancune après une dispute ou une rupture, juste pour couper l’accès à l’autre. Un petit coup de poignard numérique, l’équivalent moderne de récupérer ses clés et claquer la porte. D’ailleurs, 72 % déclarent qu’ils modifieraient illico leurs identifiants s’ils découvraient qu’un ex utilise leurs abonnements dans leur dos. Un réflexe quasi instinctif. On ne badine pas avec le partage post-rupture : hors de question que l’ex continue à regarder The Crown sur votre compte sans prévenir – c’est un coup à vous faire changer le mot de passe plus vite que votre ombre, tel un cow-boy du Western numérique.
Cette question de confiance numérique dépasse le cadre des ex. Beaucoup d’entre vous l’ont déjà pratiqué, et les statistiques le prouvent : plus d’un tiers des Français partage un ou plusieurs abonnements avec d’autres personnes. À l’échelle mondiale, c’est même devenu un sport collectif. Il faut dire que la multiplication des plateformes (vidéo, musique, jeux, etc.) et l’addition de leurs tarifs pèsent lourd : les abonnements seraient devenus le 4ᵉ poste de dépense des ménages français. En ces temps de crise et d’inflation, partager ses services en ligne apparaît comme un vrai bon plan pour préserver son budget loisirs, avec à la clé des économies pouvant aller jusqu’à 70 € par mois.
Le mot de passe : nouveau symbole d’engagement amoureux ?
Si vous partagez encore votre compte Netflix avec votre ex, c’est peut-être que vous lui aviez donné accès très tôt dans la relation. De nos jours, offrir son mot de passe est presque un acte romantique – ou du moins un sérieux signe de confiance. Selon l’étude, 27 % des sondés admettent partager leurs abonnements après seulement quelques semaines de relation. Et sur ce terrain, messieurs seraient plus prompts à dégainer le sésame : 25 % des hommes confient leurs codes assez vite, contre 18 % des femmes. Pour 14 % des hommes interrogés, partager son compte streaming avec sa moitié équivaut même à une véritable preuve d’engagement dans le couple (seulement 3 % des femmes y voient un geste aussi symbolique). Finalement, « partager son mot de passe, c’est comme laisser un double de ses clés », note avec malice le rapport. On n’est pas si loin d’un cliché de comédie romantique : hier, on laissait une brosse à dents chez l’autre, aujourd’hui on lui laisse un accès à son compte.
Mais attention, partager tous ses mots de passe n’est pas sans risques (ni sans limites). Comme dans n’importe quelle relation, chacun a droit à son jardin secret numérique. D’après l’étude, 34 % des participants affirment qu’il existe des services qu’ils ne partageraient jamais avec personne, l’exemple typique étant le cloud personnel ou le stockage en ligne. Photos privées, documents sensibles, vieux messages d’amour planqués dans un dossier secret : certaines choses restent intouchables. (A noter que dans un abonnement cloud, les espaces de stockage sont pourtant séparés sur les plans groupe ou famille)
Aimer… sans compter ?
Au-delà des considérations sentimentales, le partage de comptes pose la question prosaïque des finances. Qui paie quoi dans l’histoire ? Sur ce point, les Français semblent faire preuve d’un romantisme pragmatique : 57 % des répondants déclarent partager leurs abonnements sans compter précisément qui met la main au portefeuille. Pas de calcul de boutiquier entre amoureux, on ne chipote pas pour quelques euros – l’amour n’a pas de prix, paraît-il.
Évidemment, cette belle harmonie financière peut voler en éclats après une séparation. Si l’un payait pour que l’autre profite, la rupture rebat les cartes : qui garde le compte Spotify Premium familial ? Qui continue à payer l’abonnement Netflix Premium à 17,99 € ? Les mauvaises langues diront que certains restent en bons termes avec un ex uniquement pour ne pas perdre les accès. Force est de constater que l’argent et l’accès aux contenus s’entremêlent étroitement avec nos histoires de cœur.














Franchement ça ne m’étonne mm pas… Quand ta partagé un compte pendant des années, tu penses pas forcément à couper du jour au lendemain. Et puis parfois ça se termine bien, donc bon. Après, perso, garder un accès à mon compte via mon ex, je ne suis pas sur que ça m’aiderait à tourner la page
Perso je pense que ça dépend surtout de comment ça s’est fini. Si ça reste cordial, ça dérange pas forcément. Mais si ça s’est mal passé, le changement de mot de passe c direct!