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Test Blu-ray : Incidents de parcours

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Résolument à part dans la filmographie de George A. Romero, Incidents de parcours est un film méconnu, et encore relativement « mal aimé » de nos jours, probablement parce qu’il n’appartient pas à la partie « zombiesque » qui occupe les trois quarts de l’œuvre du papa de La nuit des morts vivants. Bien qu'il ait quasiment créé à lui seul un phénomène culturel avec sa saga des morts-vivants, Romero –tout comme d’autres « Masters of Horror » de sa génération– n’a finalement jamais réussi à convaincre le public en dehors des chemins balisés de ses films de zombies. Pire encore, il n’est jamais parvenu non plus à percer à Hollywood, et à obtenir des studios la liberté artistique à laquelle il aurait pu (et dû) pouvoir prétendre. Les dures règles du business en somme, auxquelles n’ont jamais réellement su s’adapter les cinéastes frondeurs du cinéma fantastique des années 70. Ainsi, si Incidents de parcours a été produit par le studio Orion, le « final cut » a finalement été bricolé par des exécutifs en col blanc au mépris des souhaits de Romero, afin notamment de lui imposer, à l’issue d’une série de projections tests, un épilogue en forme de « happy end » absolument ridicule, contraire à l’ambiance développée par le cinéaste pendant tout le reste du film.

Test Blu-ray : Police fédérale, Los Angeles – Édition « Ultra...

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La carrière de William Friedkin a beau être jalonnée de chefs d’œuvres, Police fédérale, Los Angeles, est probablement le plus fascinant, et, même s’il a probablement moins marqué de son empreinte la culture populaire qu’un film tel que L’exorciste, celui provoquant chez le spectateur le souvenir le plus marquant et le plus durable. Sorti sur les écrans en 1985, ce polar hardcore est le fruit vénéneux d'une certaine époque durant laquelle Friedkin, encore largement auréolé par les cartons publics et critiques de French connection (1971), de L’exorciste (1973) ou encore de Cruising (1980), n'avait plus rien à prouver à personne, et se laissait aller à la tentation de la bande hargneuse et jusqu'au-boutiste, balancée comme un uppercut à la face du public.