Les symboles cachés de Drive

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La première fois que j’ai vu Drive, j’ai eu une sensation étrange en quittant la salle de projection. Une sensation sur laquelle je n’arrivais pas à mettre des mots. J’étais perplexe mais prit aux tripes en même temps. Je me souviens avoir dit à un des amis qui m’accompagnait à cette séance, que le personnage de Ryan Gosling me faisait penser au Guerrier Silencieux. C’est plus tard que j’ai appris que le réalisateur de Valhalla Rising était également Nicolas Winding Refn. Très surpris par mon intuition, j’ai décidé de me plonger un peu plus dans l’analyse de Drive dans l’espoir de trouver quelques pépites qui apparaîtraient à travers le tamis d’une observation attentive des scènes. C’est chose faite et je vais vous livrer en un article (plutôt long) le fruit de toutes mes réflexions. Je ne garantis pas que ceux qui n’ont pas aimé le film se mettront à l’adorer après la lecture de ces lignes mais ils auront sûrement un autre regard sur l’œuvre.

(Cet article est plein de spoilers, je vous recommande de le lire après avoir vu le film)

I. Des détails pour cerner le scorpion

On commence par le protagoniste principal dont tout le monde a compris que l’emblème était le scorpion.

Personnage au physique de beau gosse mystérieux, le driver possède une personnalité à la limite de la schizophrénie. Il cultive cette tendance en exerçant un travail de cascadeur le jour et de chauffeur pour truands la nuit. Il a des principes lui servant de ligne de conduite (sans jeu de mots) pour éviter de se mouiller plus qu’il ne faut dans une mission de transport.

Si il est poussé à trahir ses règles, il faut s’attendre à des représailles. La première fois que j’ai vu ce film, j’ai pensé pouvoir prévoir ce changement de comportement parce qu’il y avait régulièrement un plan sur le scorpion doré au dos de sa veste avant que le driver ne devienne agressif. En revoyant Drive par la suite je me suis aperçu que ce n’était pas systématique.

Finalement, plutôt que de chercher à anticiper cet élan de violence, j’ai préférer noter un autre détail qui témoigne de la nature scorpion du driver. Indice, ce détail est visible aux moments où il tue quelqu’un.

Les menaces du driver

Rappelez-vous cette scène où le driver interroge Blanche (cette fille qui l’accompagnait pour sa dernière mission) de manière très intimidante. Après avoir été giflée, elle tombe sur le lit. Il se retrouve sur elle, une main sur sa bouche et la pointe du doigt de sa main libre. Je veux bien être pendu s’il n’y a pas une analogie avec le dard du scorpion… Le doigt est pointé vers le bas, comme l’aiguillon de l’animal lorsqu’il est prêt à frapper.

Le driver, à une exception prêt, surplombe ses victimes lorsqu’il leur ôte la vie. Cette position où il est au-dessus pour tuer accentue la cruauté de scène.

Premier exemple, juste après la scène de l’interrogatoire de Blanche. Lorsque l’assaut est donné dans l’appartement, Ryan se retrouve dans la salle de bain. Après avoir distribué plusieurs coups au visage de son assaillant, il saisie la barre d’aluminium qui tenait le rideau de douche pour la plonger dans la cage thoracique de son agresseur.

Le moment où Ryan tire un coup de feu avec le fusil fait exception. Ce sera la seule fois où il utilisera une arme à feu pour se défendre et qu’il trahira sa propre règle « je ne porte pas d’arme » (comme dit plus haut, si le driver trahit ses propres principes, ça va barder).

Les exécutions du scorpion

Drive, Nicolas Vending Refn photo marteauLa revanche sur Cook, avec qui il a traité pour aider Gabriel dans sa mission, montre le côté vindicatif du driver. Cook avait accepté que le personnage de Ryan soit le conducteur pour le hold-up avec le père de Benicio, tout juste sorti de prison. À ce moment, Chris lui dit qu’ils seront 3 (il leur présente Blanche) et explique comment seront partagées les parts du butin. Il fait comprendre au driver, avec un « Fuck off » écrit sur sa main gauche, qu’il ne sera pas payé.

Après l’assaut de l’appartement où Blanche perd la vie, il retrouve Cook dans les coulisses de ce qui semble être un cabaret érotique. Pendant que Chris est occupé à, comment dire… interagir avec une des filles, le driver l’attaque avec un marteau. Notez que la cible du premier coup qu’il lui porte n’est pas anodine, il frappe en premier la main gauche de Cook, celle où il avait écrit « Fuck off ».

Voilà un bon exemple du tempérament à la fois vindicatif et primaire, comme un chien qui s’attaque à la main de la personne qui l’a frappé. Cook tombé au sol, le personnage de Ryan se place encore une fois au-dessus de sa victime, le marteau brandit au dessus de sa tête et prêt à frapper. Le marteau remplaçant l’aiguillon.

Autres exemples, il tue Nino en le noyant (difficile de noyer quelqu’un par en dessous n’est-ce pas…) et dans l’ascenseur il écrase à coups de pied le visage du tueur à gage de toutes ses forces.

Cette scène de l’ascenseur est d’autant plus forte que ce meurtre sauvage est précédé d’un intense baiser. Le personnage de Ryan donne l’impression de passer d’un extrême à l’autre en une fraction de seconde. Si on a cette sensation, c’est surtout parce qu’on ne voit pas naître le sentiment agressif chez lui.

Le baiser et la rupture dans l’ascenseur

Le scorpion ne peut pas « faire semblant », il ne sait pas réfréner ses pulsions. Pourquoi avoir été si violent avec le tueur dans l’ascenseur ? Sachant que sa petite amie verrait le spectacle, pourquoi a-t-il quand même fait preuve d’une sauvagerie extrême ? Parce que cette sauvagerie il ne la contrôle pas. Il est possédé mais est tout à fait conscient du moment où ce genre de pulsion arrive. C’est sa « nature » (voir les paroles de la chanson « Oh my love » et l’histoire du scorpion et de la grenouille).

C’est pourquoi il choisit de donner à sa belle un dernier baiser à cet instant et même s’ils sont en froid (il vient de lui avouer qu’il est en partie responsable de la mort de son mari et elle l’a giflé). Le driver sait qu’il va dévoiler une autre facette de sa personnalité en se défendant, il sait aussi qu’il va briser l’image qu’Irène a de lui, à savoir celle d’un père potentiel pour son fils, doux et attentionné.

Dans cet ascenseur, il est au pied du mur. Il va devoir se défendre mais se faisant, il pense qu’il va perdre l’amour de cette femme, qu’il va la choquer profondément et durablement. C’est aussi pourquoi, hésitant et désolé, il choisit de rester dans l’ascenseur au lieu de la suivre. Le driver rompt de lui-même son lien avec cette fille. On l’entendrait presque penser « Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’est dans ma nature ». Il ne reverra plus Irène jusqu’à la fin du film.

Ryan Gosling et Carey Mulligan amoureux dans Drive

II. Les autres animaux du film

Nino (la grenouille)

Nino est un personnage au physique assez grossier, une personne très portée sur le sexe et un juif qui voudrait être respecté dans le milieu de la pègre. Dans le scénario il est celui qui a rendu Shannon handicapé en lui brisant la hanche.

Lorsque le driver appelle Bernie après avoir noyé Nino, sa première phrase est « tu connais l’histoire du scorpion et de la grenouille ? ». Il fait référence à une fable africaine très connue (sans doute la plus populaire qui met en scène un scorpion). Cette réplique ouvre une voie vers une lecture plus profonde du film.

Pour résumer cette histoire, un scorpion demande de l’aide à une grenouille pour traverser une rivière, celle-ci accepte. Alors que le scorpion est sur son dos et qu’ils sont à mi-trajet, il la pique mortellement avec son aiguillon. Avant que tous les deux ne coulent et meurent, la grenouille lui demande pourquoi il a fait ça. Le scorpion lui répond « je n’ai pas pu m’en empêcher, c’est dans ma nature ».

C’est une histoire tragique et qui parle de la nature, parfois tellement forte chez certains êtres qu’elle les pousse jusqu’à l’autodestruction. Ce n’est pas tant l’analogie avec les évènements de la fable en elle-même qui est importante mais cette intention meurtrière et incontrôlable qui découle de la nature du scorpion.

Ron Perlman dans Drive, méchant

Irène et Benicio (la famille scorpion ?)

Pour ces deux personnages, je voudrais juste attirer votre attention sur la scène où ils s’amusent près du coin d’eau caché où les a emmenés le driver. Ils rient et passent un bon moment comme une petite famille. Si vous observez bien, il y a un court instant où on les voit jouer avec des pinces (de scorpion ?).

Chris alias Cook (le singe)

C’est totalement subjectif mais je trouve qu’il a lui aussi un visage qui rappel un animal. Si je penche pour le singe c’est que Bernie l’a qualifié de « face de babouin » avant de le tuer. Il y a un plan de quelques secondes sur son visage lors du rendez-vous entre Gabriel, le driver, Blanche et lui.

Moins anecdotique, il y a un autre animal en plus de ceux que je viens de vous évoquer. Il est plus important dans le film et fait un rival de choix pour le scorpion.

III. L’ennemi du driver

Sur le circuit de course où on voit Bernie observer la conduite du driver avec Shannon, on peut noter une petite incohérence subtile lorsque la caméra filme devant et derrière Bernie. Alors qu’il est filmé de face, on remarque qu’il dépasse d’une tête les autres personnages parce qu’il se trouve sur une estrade. Il les surplombe déjà largement, mais lorsqu’il est filmé de dos, on voit que sa hauteur est encore accentuée par la contre-plongée. Les autres personnages paraissent donc encore plus petits par rapport à lui. Il est beaucoup plus imposant et inquiétant sur ces plans.

Bernie un ami qui vous veut du bien ? Pas si sûr…

Albert Brooks dans le film Drive

Albert Brooks dans le film Drive

« Les miennes aussi… »

Dans cette même scène, Bernie tend la main au driver pour échanger une poignée. Ce dernier hésite à la saisir et se justifie en disant qu’il a les mains sales. Ce à quoi Bernie répond « les miennes aussi ». C’est bien entendu à comprendre au sens figuré (il n’y a pas de saletés apparentes sur les mains de chacun), en clair ils ont tous les deux commis des actes répréhensibles.

Le dialogue clé entre le driver et l’enfant

Il y a une scène dans le garage où Bernie explique au Driver que Nino a brisé la hanche de Shannon parce que celui-ci les avait arnaqués dans le passé. La scène s’arrête sur l’expression dubitative du driver qui ne sait pas trop quoi penser de Bernie Rose.

La séquence suivante se déroule dans l’appartement d’Irène. On voit le driver et Benicio assis sur le canapé, ils regardent manifestement la télévision. La première phrase qui sort de la bouche du personnage de Ryan est « c’est un méchant ? ». Benicio répond rapidement « oui ». La suite du dialogue donne ça :

Driver : Comment tu le sais ?

Benicio : Parce que c’est un requin

Driver : Il n’y a pas de gentils requins ?

Benicio : Non

Vous avez deviné de qui ils parlent ? Pas de ce qu’ils regardent à la télé (d’ailleurs on ne saura jamais ce qu’ils regardent à ce moment), ils parlent en fait de Bernie. Cette scène est la réponse à la réflexion du driver à son sujet, on apprend qu’il est mauvais parce qu’il a une nature de requin.

Notez que c’est l’enfant qui éclaire le driver et dit la vérité. Comme dans Valhalla Rising, l’enfant possède une clairvoyance qui échappe aux adultes. Il sait déceler les intentions et lire dans les gens.

À côté de lui, l’adulte paraît naïf et indécis, alors que l’enfant est sûr de lui et pousse son aîné à se poser les bonnes questions.

« Je veux dire regardes le bien, tu trouves qu’il a l’air gentil ? »

C’est durant la rencontre finale entre Bernie et le driver (où les protagonistes sont filmés de profil et de face en gros plan) que l’on peut bien observer les traits du visage du premier (peu de sourcils, des petits yeux noirs…). Maintenant qu’on a démasqué le futur ennemi du scorpion, on va pouvoir comparer ces deux personnages.

Drive

Le requin face au scorpion

Si le scorpion est imprévisible à cause de son agressivité latente, le requin lui est imprévisible parce qu’il dissimule très bien son jeu. C’est un personnage ambigu pendant la majeure partie du film. Au début, on le voit traiter d’une affaire avec Shannon, ensuite il accepte de prêter de l’argent au garagiste pour monter un business de course automobile. On peut se dire que c’est un personnage peu important, voir banal.

Mais au final c’est une personne qui est capable de planter un couteau dans une gorge, de trancher avec un rasoir… et tout ça de sang froid. Il est capable d’une violence comparable à celle du driver.

Voyons les points communs entre ces deux personnages.

Le premier est cette violence, cette cruauté commune.

Le second est qu’au milieu du film, ils se retrouvent l’un et l’autre mouillés dans la même affaire contre leur gré, le driver a été doublé et Bernie doit réparer les imprudences de Nino.

Nino : « C’était un truc à part Bernie. Je ne voulais pas t’impliquer. »

Bernie : « Je suis impliqué maintenant »

Le driver et Bernie subissent tous les deux les circonstances alors qu’ils voulaient une vie tranquille (une tentative d’oublier ou d’échapper à leur nature ?). Le premier préservait sa tranquillité avec ses principes et le second avait un rêve de business dans la course automobile.

Le troisième point commun est qu’ils protègent quelque chose qui leur semble important.

Mais c’est justement ce qu’ils protègent qui fait la plus grande différence entre ces deux personnages.

Bernie protège des intérêts matériels et sa propre sécurité quitte à éliminer un des siens (il tue son acolyte Chris « Cook »).

Bernie (à Shannon): « Je vais être dans une merde horrible »

Alors que le scorpion protège ceux qu’il aime et va jusqu’à se sacrifier pour eux.

Bernie (au driver): « tu seras traqué comme une bête toute ta vie mais la fille sera sauve »

Ensuite, si tous les deux sont capables d’une violence extrême, celle-ci n’émerge pas de la même manière chez l’un et l’autre.

Alors que le scorpion a besoin d’un état émotionnel pour devenir violent (et donc il a besoin d’une agression pour qu’il y ait réaction violente de sa part), le requin lui peut attaquer le premier, en traitre et de sang froid. Rappelez-vous la scène où il tue Chris, sur un simple hochement de tête de Nino.

Il dit également au moment où il tranche (avec préméditation) l’avant bras de Shannon « c’est fini, il n’y a plus de douleur. C’est terminé ». Peut-on imaginer discours plus détaché, froid et dénué de compassion ? On comprend maintenant l’hésitation du driver à serrer la main de Bernie lors de leur première rencontre… comme si il avait sentie un danger invisible.

Voilà selon moi pourquoi Bernie est une menace pour le scorpion, parce que ce dernier se défend alors que le requin n’a aucun scrupule à prendre l’initiative de l’attaque. Contrairement au driver qui ne contrôle pas ses pulsions, lui calcule son coup pour frapper au moment le plus inattendu.

IV. Le dénouement de Drive

La chanson « Oh my love » de Riz Ortolani

La chanson que l’on entend avant le meurtre de Nino éclaire (sans jeu de mot) sur les éléments importants et les enjeux du dénouement.

Je fais allusion à la chanson « Oh my love » (très prenante), jouée à l’instant qui précède le meurtre de Nino. Voici le dernier couplet :

“The sun now

Embraces nature

And from nature we should learn

That all can start again

As the stars must fade away

To give a bright new day

Et avant ce couplet il y a eu, “A day, a brighter day. When all the shadows will fade away…”

Le soleil, un jour nouveau, la nature, les ombres… visionnez la dernière scène de Drive et vous verrez que les éléments cités sont présents au moment de l’échange de coups de couteaux entre Bernie et le driver. Vous serez convaincu de l’importance de la musique dans ce film. Je pense ne pas pouvoir faire d’analyse objective de tous ces éléments, je vous laisse vous faire votre propre idée sur leurs significations.

Le dénouement de Drive

Le dernier combat avant le renouveau.

Il y a aussi une opposition nuit/jour intéressante entre la scène de l’assassinat de Nino et celle du rendez-vous avec Bernie.

Notez que durant le passage où le driver porte son masque sur la plage, il s’avance et se place pile devant la lumière d’un lampadaire. Ce qui créé un contre-jour et donne une silhouette humaine noire, éclairée par quelques flashs de lumière. Une ombre parfaite en somme.

Alors que dans la scène finale, après avoir tué Bernie, le driver s’allonge sur son capot et le spectateur se retrouve avec le soleil (au couchant) au milieu de l’écran. Une lumière étrangement douce contrairement aux lampadaires de la nuit de la scène précédente, et qui recouvre tout le corps du personnage de Ryan.

D’ailleurs, la musique de cette scène finale est lancinante et l’enchaînement des plans est très doux. Il n’y a qu’un instant vraiment violent (le moment où les deux personnages s’échangent des coups) et celui-ci est dilué avec de courts flash-back.

Une douceur dont sont dépourvues les autres scènes d’action où dominent plutôt la sauvagerie et les changements de rythme brusques. La dernière lutte du driver, le dénouement de l’histoire se fait sereinement et dans une atmosphère douce (une sérénité qui rappelle celle de one eye dans Valhalla Rising).

La fin d’un cycle

Le scorpion en astrologie est associé à la renaissance et ce n’est pas un hasard. Le naturaliste Jean-Henri Fabre a un jour voulu vérifier que le scorpion pouvait se suicider avec son dard sous le coup de la douleur (comme dans l’histoire d’Alfred de Vigny).  Il a placé un scorpion entre plusieurs buches enflammées, ce dernier s’est piqué lui-même et s’est immobilisé après un spasme.

Le naturaliste ayant constaté que l’arachnide ne donnait aucun signe de vie, l’a pris avec une pince puis posé sur du sable froid. Une heure plus tard, le scorpion était sur pied et agissait comme si rien ne s’était passé (au passage le venin du scorpion n’a aucun effet sur lui-même, c’est une douleur trop intense qui le fait s’immobiliser).

Une histoire qui rappelle le dénouement de Drive. Rappelez-vous ce plan fixe interminable sur le profil de Ryan. Au moment où le spectateur pense que celui-ci est mort, il cligne des yeux puis redémarre sa voiture, sans la moindre expression de douleur.

Le dénouement de Drive

Mon avis

Drive est une fable cachée dans un polar. Sous la couche de kitch qui domine le décor (générique rose, l’environnement coloré, le beau gosse à veste…)  on peut sentir que Nicolas Winding Refn mène une réflexion sur la nature humaine, la violence et l’héroïsme. Ce film explore la dualité d’être un humain fatalement attaché à sa nature et le besoin de se défaire de celle-ci (comme dit dans la chanson A real hero « les émotions sont complexes »).

Les animaux sont des symboles de la nature de chaque personnage dont ces derniers ne peuvent pas se détacher, ils s’affrontent parce qu’ils ne peuvent pas éviter la confrontation. Comment dépasser ces instincts et dans quel but ? Les personnages sont au pied du mur dans ce film (voir le témoignage des acteurs dans le making-of) et tentent de se libérer à leur manière de leur situation. Si je devais donner une définition de l’héroïsme d’après ce film, je tenterai celle-ci : aussi agressif, violent et horrible qu’il soit, c’est parce qu’il a su dépasser cette nature et l’utiliser pour sauver ceux qu’il aime que le driver est un héro.

Roy Pallas, blog-le-dessin

(Merci à Julie qui m’a aidé pour la rédaction de cet article)

4 Commentaires

  1. J’ai beaucoup aimer ce film j’ai trouver qu’il était magnifique, et j’ai trouver ton analyse très intéressante et eclairante et beaucoup plus.approfondie que l’idée que je m’etais faite du film. J’aime beaucoup bravo.

  2. il faut y voir aussi le symbole de l ange déchu ( l action se situe dans la cité des anges) , le driver n a pas de famille, il descend matériellement en enfer dans l ascenseur ( voir la lumière) . Le film exploite aussi le thème de l amour courtois et chevaleresque medieval avec un chevalier prêt a tout pour sa belle alors qu elle ne lui appartient pas (amour platonique, seul le baiser de l ascenseur les lie physiquement…) et bien d autres choses encore; excellent film, tres réussit).

  3. Bonjour,
    Je viens (seulement !) de voir ce film grandiose, et je tombe sur votre analyse (et découvre ce site qui a l’air excellent au passage).
    Excellent article qui donne envie de revoir le film !
    Superbe analyse, ça fait plaisir de lire ce genre de réflexions.

    Merci à vous (oui presque 8 ans après, on va dire qu’il n’est jamais trop tard.)

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