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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Bambi – La Vengeance

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Bambi – La Vengeance

Royaume-Uni : 2025
Titre original : Bambi – The Reckoning
Réalisation : Dan Allen
Scénario : Rhys Warrington
Acteurs : Roxanne McKee, Nicola Wright, Alex Cooke
Éditeur : Arcadès Éditions
Durée : 1h21
Genre : Horreur
Date de sortie BR/4K : 6 janvier 2026

Après avoir vu sa mère tuée par un chasseur alors qu’il n’était qu’un faon, Bambi, un jeune cerf, perd sa compagne Faline, renversée par un camion qui transportait des déchets radioactifs. Lorsqu’il boit l’eau de la rivière, contaminée par les déchets toxiques, Bambi se transforme en une créature puissante, déterminée à se venger. Peu de temps après, Xana et son fils Benji prennent un taxi pour rejoindre le reste de leur famille pour Thanksgiving. Le véhicule est sauvagement attaqué par Bambi. Trois chasseurs se lancent alors dans la traque du grand cerf…

© 2025 ITN Distribution

Le film

[3/5]

En dépit de ses bonnes intentions, le Twisted Childhood Universe, alias TCU pour les amateurs de contes massacrés à la tronçonneuse, n’avait jusqu’ici jamais vraiment réussi à convaincre le cinéphile amateur de bandes dégénérées. En dépit d’une photo très soignée qui sauvait globalement les meubles, les trois premiers films (à savoir Winnie the Pooh – Blood and Honey, Winnie the Pooh – Blood and Honey 2 et Peter Pan’s Neverland Nightmare) avaient malheureusement la grâce d’un cosplay humide oublié dans un garage. Bambi : La Vengeance arrive donc dans un paysage déjà jonché de cadavres cinématographiques, et pourtant, contre toute attente et même s’il reste bancal, le film parvient à s’imposer comme le plus réussi du lot. Une sorte de miracle sylvestre, avec une forme de dignité, comme un cerf qui tente de rugir alors qu’il n’a jamais appris à faire autre chose que bramer.

© 2025 ITN Distribution

Dans Bambi : La Vengeance, le faon traumatisé de l’imaginaire collectif se transforme en créature vengeresse, un peu comme si la forêt avait décidé de régler ses comptes avec l’humanité après avoir trop regardé des vidéos de survivalistes sur YouTube. Le film s’inscrit dans la lignée de ces œuvres où la nature se rebelle – impossible de ne pas penser à Crazy Bear – mais il ajoute une couche de mélancolie étrange, presque tendre, comme si chaque coup de sabot portait encore la mémoire de la mère tombée sous les balles. La mise en scène de Bambi : La Vengeance, signée Dan Allen, s’avère efficace et généreuse (le film démarre sur les chapeaux de roue, et la créature nous est montrée dans presque toutes les séquences), et comme d’habitude avec les films du TCU, la photo de Vince Knight s’avère extrêmement réussie. Les plans nocturnes, enveloppés de brume et de halos bleutés, donnent parfois l’impression d’assister à un rêve humide d’un étudiant en cinéma qui aurait trop regardé The VVitch et pas assez dormi. Les attaques du cerf, filmées avec une caméra tremblotante mais lisible, créent une sensation de chaos organique, comme si Bambi : La Vengeance voulait montrer la violence du point de vue de la forêt elle-même.

© 2025 ITN Distribution

Ce qui intrigue dans Bambi : La Vengeance, c’est sa manière de traiter la vengeance comme une maladie transmissible. Le film montre comment la douleur se propage, se déforme, se transforme en rage, un peu comme une rumeur sale dans un vestiaire de foot : le film utilise des plans larges pour souligner la petitesse des humains face à la nature, et des gros plans sur les yeux du cerf pour rappeler que la souffrance, même chez un animal fictif, peut devenir un moteur narratif puissant. Le film n’est jamais subtil, mais il tente au moins de donner un sens à son carnage, et semble de ce fait animé d’une vraie envie de cinéma, ce qui le distingue légèrement des précédents opus du TCU. Pas une grande envie, pas une envie maîtrisée, mais une envie sincère, presque touchante. Ainsi, Bambi : La Vengeance fait constamment le grand écart entre la boue et le sublime, à l’image de ce personnage qui glisse dans ce qu’il croit être de la boue pour se retrouver le nez dans la merde – un passage immédiatement compensé par un plan fixe d’une beauté inattendue, où la silhouette du cerf se découpe dans la brume comme une statue antique. De ce fait, le spectateur alterne entre l’envie de lever les yeux au ciel et celle de se redresser sur son siège devant un plan étonnant, ou une idée intéressante. Là se situe peut-être la vraie réussite du film de Dan Allen : faire de la série Z frontale et décérébrée, tout en gardant un certain style.

© 2025 ITN Distribution

Le Blu-ray 4K Ultra HD

[4/5]

Le Blu-ray 4K Ultra HD de Bambi : La Vengeance, disponible sous la bannière d’Arcadès Editions, arrive dans un boîtier surmonté d’un fourreau cartonné qui affiche fièrement le cerf meurtrier, comme un avertissement pour les voisins qui passeraient devant votre étagère. Comme le film, le visuel est simple mais efficace. Côté transfert, l’image du Blu-ray Katka surprend agréablement : les scènes nocturnes sont bien gérées, les noirs restent lisibles, et les textures de la forêt sont rendues avec une précision inattendue pour un film de ce calibre. Les couleurs, dominées par des verts profonds et des bruns terreux, renforcent l’atmosphère sauvage du film. Quelques plans souffrent d’un léger bruit vidéo, mais rien de dramatique. Côté son, le Blu-ray 4K Ultra HD de Bambi : La Vengeance propose une VO DTS-HD Master Audio 5.1 solide, ample, avec une spatialisation honnête. Les grognements du cerf, les craquements des branches et les cris des victimes se déploient dans l’espace avec une efficacité surprenante. La version française, également proposée en DTS-HD Master Audio 5.1, est artistiquement plus faible : doublages plats, intonations absurdes… Cela dit, techniquement, la piste reste propre, bien répartie, et suffisamment dynamique pour accompagner le film sans douleur auditive.

© 2025 ITN Distribution

Les suppléments du Blu-ray 4K Ultra HD de Bambi : La Vengeance se résument à un simple making of (9 minutes), composé principalement d’entretiens avec les acteurs. Chacun y défend son personnage avec un enthousiasme presque touchant, comme s’ils avaient tourné Le Seigneur des Anneaux plutôt qu’un film où un cerf démoniaque s’invite dans une réunion de famille. On y découvrira quelques anecdotes amusantes, notamment sur les cascades et les effets pratiques, qui donnent un peu de chair à l’ensemble. Rien d’inoubliable, mais un complément honnête pour les cinéphiles curieux de se plonger dans l’envers du décor de cette série Z sans prétention.

© 2025 ITN Distribution

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