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Critique : The Social Reckoning

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Affiche The Social Reckoning

Titre original : The Social Reckoning
Réalisateur et scénariste : Aaron Sorkin, d’après l’œuvre de Jeff Horwitz
Producteur : Todd Black, Peter Rice, Aaron Sorkin, Stuart Besser
Casting principal : Mikey Madison, Jeremy Allen White, Jeremy Strong, Wunmi Mosaku, Betty Gilpin
Genre : Drame
Durée : 1h52min
Pays : États-Unis
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Date de sortie : 7 octobre 2026

Note de la rédaction★★★★★★★★★★3,5 / 5

Synopsis

Le film s’inspire de l’histoire vraie de Frances Haugen, une jeune ingénieure chez Facebook, qui sollicite l’aide de Jeff Horwitz, journaliste au Wall Street Journal. Ensemble, ils se lancent dans une enquête pleine de dangers qui les mènera à révéler au grand jour les secrets les mieux gardés du puissant réseau social.

Notre avis

Seize ans après The Social Network, Aaron Sorkin revient à ses premières amours : la saga d’une entreprise de la Silicon Valley racontée comme un thriller de dialogues. Mais ce « Social Reckoning » n’est pas tout à fait la suite que son titre et son marketing laissent imaginer. Ici, pas de génie solitaire qui fonde un empire dans sa chambre d’étudiant : le film adopte le point de vue de ceux qui, de l’intérieur, tentent de faire éclater la vérité sur ce que la machine est devenue.

Jeremy Strong dans The Social Reckoning
Jeremy Strong incarne Mark Zuckerberg dans The Social Reckoning.

Sorkin s’empare de l’affaire Frances Haugen avec ses armes habituelles : une écriture dense, des échanges qui se télescopent, une manière de transformer des documents internes et des rendez-vous feutrés en véritables duels. Mikey Madison, qui prête ses traits à la lanceuse d’alerte, et Jeremy Allen White, en journaliste du Wall Street Journal, forment un tandem crédible, dont la relation de confiance fragile structure le récit. Face à eux, Jeremy Strong campe un Mark Zuckerberg glacial, présence presque spectrale qui plane sur l’ensemble du film.

Mikey Madison et Jeremy Allen White dans The Social Reckoning
Mikey Madison et Jeremy Allen White forment le duo central du film.

Le film souffre néanmoins d’un défaut inhérent à son sujet : l’actualité des révélations est connue, et la dramaturgie de l’enquête, aussi habilement orchestrée soit-elle, peine parfois à surprendre. Sorkin compense par le rythme et la précision du casting, soutenus par la musique d’Alexandre Desplat et la photographie de Jeff Cronenweth, déjà fidèle collaborateur de David Fincher sur le premier volet. Le résultat est un drame efficace et très bien joué, plus sage et plus démonstratif que son illustre aîné, mais qui conserve la vivacité d’un thriller de bureau.

Jeremy Strong dans The Social Reckoning
Une présence glaçante : Jeremy Strong dans la peau du fondateur de Facebook.

Verdict et recommandation

Sans égaler l’éclat de The Social Network, The Social Reckoning prolonge avec intelligence le regard d’Aaron Sorkin sur les coulisses de la tech. Porté par un trio d’acteurs remarquables, c’est un film dense et sérieux, qui intéressera autant les amateurs de thrillers politiques que ceux que la question des réseaux sociaux préoccupe. À voir sur grand écran pour la qualité de l’interprétation.

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