Test Blu-ray : The Card Counter (2021)

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Après plusieurs années passées en prison, William Tell, ancien militaire, s’intéresse aux jeux de cartes dans les casinos. C’est un moyen pour lui d’oublier ses anciens démons. Lors de son périple de ville en ville, il croise le jeune Cirk, obsédé par sa vengeance contre l’ancien supérieur du militaire. Ainsi commence un voyage visant la rédemption et la réhabilitation des 2 personnages.

Une thérapie par le jeu ?

Après quelques années de vache maigre, Paul Schrader revient enfin sur le devant de la scène avec « The Card Counter ». Le titre de son film parle de lui-même : c’est une œuvre portant sur les casinos et les jeux de cartes. Cependant, ce n’est pas le centre de l’histoire.

Celle-ci se focalise surtout sur les tourments psychologiques de William Tell. Ancien militaire spécialisé dans la torture, il a été arrêté suite à la divulgation des méthodes employées dans des prisons secrètes. Hanté par ses actions, le personnage principal s’est découvert une passion pour les jeux de cartes dans sa cellule. Une fois libéré, il se sert de son savoir pour gagner dans les casinos tout en atténuant les cauchemars qui le torturent chaque nuit.

En cours de route, il rencontre Cirk, le fils d’un autre militaire basé avec lui. Celui-ci semble être détruit par le stress post-traumatique de son père qui a fini par se suicider. Le jeune homme souhaite se venger du responsable de la mort de son paternel. Il s’agit de l’ancien responsable de la prison secrète : John Gordo. Commence alors un long voyage vers la rédemption. À travers les jeux de cartes, Tell souhaite offrir à Cirk une meilleure voie et une solution pour se débarrasser de la haine qui le ronge petit à petit.

Un casting adapté ?

Pour « The Card Counter », le choix des acteurs a été minutieusement effectué. Le rôle principal a été donné à Oscar Isaac. Avec sa coupe militaire et son visage sculpté à la serpe, l’acteur incarne parfaitement un William Tell rigoureux et respectueux des règles qu’il s’est lui-même imposées. Ses paupières tombantes soulignent parfaitement le caractère névrosé et torturé du premier rôle.

Cirk, quant à lui, est interprété par Tye Sheridan. Après s’être démarqué dans diverses productions, l’acteur livre à nouveau une incroyable performance dans « The Card Counter ». Il se glisse parfaitement dans la peau d’un jeune traumatisé par l’histoire de son père et qui se laisse peu à peu consumer par la vengeance. Petit spoiler pour ceux qui n’ont pas encore vu le film : Cirk ne finit pas bien !

Quelle est la place des casinos dans l’histoire ?

Si le film est principalement centré sur les démons de Tell et Cirk, les jeux de casino y tiennent une grande place. Roulette, Blackjack et poker sont à l’honneur dans la production, d’où le titre. Ici, les jeux de cartes ont un rôle de thérapie pour Tell. En effet, compter les cartes lui fournit un cadre strict lui permettant de tenir à distance les fantômes de son passé.

Tout au long du film, Tell explique les diverses subtilités du Blackjack et du poker. Les informations qu’il donne peuvent intéresser les amateurs de jeux de casino en ligne. En suivant ses indications et en vous renseignant sur les jeux qui vous intéressent, vous pourrez rapidement devenir un spécialiste du poker ou autres jeux.

Que faut-il retenir ?

« The Card Counter » est assurément une grande œuvre pour Paul Schrader. Dans un décor vintage, il a su créer une ambiance sombre et sublime. Le choix des décors et des musiques souligne l’aspect dramatique de l’histoire. Les références à la politique secrète des États-Unis transportent également le téléspectateur dans une autre dimension.

Les explications concernant les jeux de casino représentent une échappatoire pour les personnages. Grâce à des techniques rigoureuses, Tell oublie pour un temps ses problèmes. Cependant, la plus grande surprise dans le film est assurément les sentiments qui lient les personnages. La recherche de la rédemption dans le jeu et la vengeance, la découverte de l’amour vers la fin et la chute… « The Card Counter » est assurément un chef-d’œuvre de drame social.

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