Le Meilleur Et Le Pire Du Cinéma En 2018

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Cette année 2018 a été particulièrement riche en matière de films. Du bon comme du très mauvais nous a été proposé dans les salles, et il est quelques petites réalisations qui posent question, tant pour leur côté catastrophique, ou pour de purs chefs-d’œuvre réalisés entre autres par les Spielberg, Del Toro ou encore avec des acteurs majeurs, comme Javier Bardem, Tom Cruise, ou quelques stars en France, Franck Dubosc et Dany Boon. Mais ce dernier, s’il était resté au placard, nous ne nous en serions pas portés plus mal. C’est du moins notre avis de notre parcours du combattant dans les complexes cinématographiques, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y en avait pour tous les goûts une nouvelle fois.

La Forme De L’Eau : Notre Meilleur Film De L’Année 2018

Cette année a été particulièrement marquée par la sortie du dernier film de Guillermo Del Toro, The Shape Of Water, ou pour les frenchys des Français, La Forme De L’Eau. Pour une fois que la traduction d’un film américain à l’affiche n’est pas totalement dénaturée, nous pouvons bien la citer. Quoi qu’il en soit, le style de Del Toro, ça ne peut que plaire. On nous enlèvera pas cette fascination pour le travail du réalisateur mexicain, et ce conte fantastique a tout naturellement reçu l’Oscar du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur, ou encore été nommé pour le prix de la Meilleure Actrice, avec en vedette, Sally Hawkins. Interprétant le rôle d’une jeune femme de ménage muette dans un laboratoire d’expérimentation, la performance est au rendez-vous, et quand on sait qu’un acteur doit savoir avant tout véhiculer son message par son regard, c’est exactement la magie qui opère avec Sally Hawkins. Vous avez sans doute déjà pu apprécier son jeu d’actrice dans le non moins coté Blue Jasmine, en 2014. Mais ce film fantastique dirigé par Guillermo Del Toro met également en avant un acteur grimmé pour l’occasion de La Forme De L’Eau, Doug Jones. C’est sûr que pour le coup, vous ne le reconnaîtrez pas, prenant la forme d’une créature marine sous les traits humains, et qui parvient à communiquer par les gestes avec son coup de foudre, Sally Hawkins. Cette histoire vous emmène vers une aventure sans comparaison, une sorte de remake à la Belle et la Bête, mais des temps modernes, pour des effets visuels appliqués, et un Guillermo Del Toro qui a encore une fois su mettre sa patte à un conte pouvant aussi bien plaire aux enfants qu’aux parents. S’il n’y avait donc qu’un film à retenir pour cette année 2018, ce serait bien celui-là.

Ocean’s 8 Ou Le Mauvais Plan Hollywoodien

Nous pouvons assurément nous dire que cette affiche part d’un bon sentiment. Cette direction emmenée par Gary Ross, déjà réalisateur du succès Hunger Games, prend à nouveau en charge pas une héroïne, mais bien huit. Ce spin-off donc à la trilogie Ocean a souffert d’une forte campagne de communication, et le film casino repris à George Clooney et Brad Pitt par Sandra Bullock et Cate Blanchett avait de quoi séduire sur le papier. D’autant que si l’on replace cette production dans le climat actuel d’Hollywood, avec les quelque 70 plaintes pour abus ou agressions sexuels qui touchent Harvey Weinstein, ce projet sur grand écran sonne comme un vrai son de cloche, et la revanche des femmes sur la planète Hollywood. Mais on a été voir le film, nous ne nous sommes pas arrêtés à ces seules premières impressions, et pour tout dire, il manque très clairement cette patte qui faisait tout le charme d’Ocean’s 11. Même déjà le second et troisième volet de la franchise avait quelques petites déficiences, tant le film originel se place au-dessous de tout. Et là encore, Sandra Bullock, la sensation Rihanna, ou encore la performeuse Cate Blanchett ne suffisent pas à raviver la flamme. Pire même, nous avons le sentiment que toutes ces actrices sont mal dirigées. Anne Hathaway, que nous avions tant aimé dans Batman The Dark Knight Rises et dans la peau de Catwoman, nous déçoit, et nous ne la reconnaissons pas dans un rôle où elle cherche sa place, même 6 mois après, tant la direction ou le projet est parti sur une base, mais dont les fondations ne suffisent pas à fournir un scénario ou une déco d’intérieure sympa. Très nettement donc, Ocean’s 8 est sans doute le film à oublier de ce cru 2018, bien que le message véhiculé soit des plus nobles en ces temps troublés à Hollywood.

Les Comédies Françaises Pas À La Fête

Que ferions-nous en France si nous n’avions pas les comédies pour pimenter une petite après-midi ou soirée d’hiver ? Et bien sans doute qu’une belote entre amis vaudrait bien plus le détour que de dépenser encore une fois plus de 8€ au cinéma pour tenter de relancer la french connection. Parce que ce filon de la comédie, il faut l’arrêter à tout prix. Les recettes ne marchent plus, nous sommes las, dans notre siège, de nous resservir cette même soupe fade et sans texte. Ah les Claude Berry, Jean Carmet et Bernard Blier nous manquent vraiment. Car si l’idée est en 2018 de vouloir les égaler, ou de faire mieux, nous sommes mal barrés. Voici donc trois nouvelles comédies françaises qui nous ont été vendues chez Arthur, mais quoi qu’on en pense, les aides publiques devraient leur être coupées à ces gens-là.

Tout Le Monde Debout

Franck Dubosc, qu’on l’aime ou pas, il a toujours cette image qui lui colle à la peau, celle du dragouilleur prêt à tout pour faire tomber les filles. Mais c’est lui qui va tomber de sa chaise, pour terminer dans un fauteuil roulant, en jouant faussement les handicapés aux côtés d’Alexandra Lamy, une véritable déficiente motrice. Une fois le décor planté, voilà que les situations de gêne s’enchaînent, notamment lors de cette scène où Franck Dubosc tente de dompter les patins de sa nouvelle chaise, sur un court de tennis. Encore une fois, le jeu d’acteur n’y est pas, l’humour non plus, et en matière scénario, on peut faire mieux. Franck Dubosc s’est également positionné en réalisateur et scénariste sur ce film où il est acteur, quoi de mieux pour tenter de revenir sur grand écran. Sans doute inutile de refaire une suite à Camping, cette nouvelle suggestion d’une petite annonce est beaucoup trop longue, et on finit par s’ennuyer. Malgré tout, dans tout ce climat faussement humoristique, c’est une réelle romance qui prend forme, et quand l’amour va, tout va. Il est un plan qui illustre à merveille ce film, et qui nous a particulièrement attendri, nous qui ne rigolons jamais aux blagues de Dubosc, c’est lorsque le dîner chez Franck, avec Alexandra, sur la terrasse extérieure, et toujours en fauteuil roulant, se transforme en un bain de minuit. Quelle magnificence que ce sol servant d’ascenseur pour faire le grand plongeon, et d’une robe rouge d’une sirène forme un tableau des plus remarquables dans une production fade jusqu’alors. Pour cette poésie donc, nous ne serons pas totalement critiques sur Tout Le Monde Debout, même si nous préférons rester assis.

La Ch’Tite Famille

Quand nous parlions de filon, de recours à des systèmes A, B, C ou D pour certains acteurs et mania de l’humour en France, mais qui nous fatigue plus qu’autre chose, tant la promo à la télévision ou sur internet devient inlassable, et que l’événement ne donne finalement qu’un flop total. Dany Boon est un maître dans cet art, et en reprogrammant son accent ch’ti, il dénature un patrimoine et une manière de parler pour une nouvelle fois faire honte, surtout à lui-même. Il est même difficile de qualifier Dany Boon comme un acteur, tant dès le début du film, il tente de forcer un accent parisien là où il ne devrait pas y en avoir, et par la suite, de forcer son accent ch’ti, qu’il a perdu depuis bien longtemps, ou qu’il n’a peut-être jamais eu. Nous n’irons pas jusqu’à dire que c’est un escroc, mais avec la Ch’Tite Famille, ce sera un joli massacre que vous ne reverrez pas deux fois. Laurence Arné est la meilleure actrice dans ce film, elle qui interprète la femme de son pauvre mari qui après une chute, a retrouvé son accent du nord, et sa famille par la même occasion qui débarque dans leur appartement du 16e arrondissement. Et puis nous pourrions remettre un titre d’honneur à Claire Chazal, qui a présenté pour la dernière fois un JT, mais qu’on ne regrette pas, car à la télévision, comme au cinéma, ça ne le fait pas.

Taxi 5

Et si on s’arrêtait sur le premier ? Ah ba non, quand un film marche aussi bien, et que ça peut nous permettre de gonfler les bénéfices, on ne va pas cracher dessus. C’est sans doute ce qu’à du se dire Luc Besson, en projetant Taxi 5, afin de palier les manques suite à son excellent Valérian, au budget faramineux, mais dont les seuls tickets vendus n’ont pas permis de rentabiliser cette fabrique. Alors on excusera, ou pas, le réalisateur, même s’il n’a pas réussi à sortir Samy Naceri du rap game, et en s’entourant cette fois de Franck Gastambide et Malik Benthala. Au premier abord, le duo peut plaire, tout comme la mise en scène pour la sortie du nouveau véhicule présentant le taxi version 2018. Peugeot s’est encore offert une belle promotion, mais pour ce qui est des passages sur les noirs, les arabes, les flics, les nains, les racistes, les féministes, et les Algerino, on aurait préféré passer notre tour. Revenir au premier film sorti en 1998 nous aurait offert une bien meilleure éclate que cette suite, encore une fois, sans saveur, et sans idée. Malgré tout, pour ce qui ont aimé, le blu-ray est disposé.

2018 : Un Grand Cru Cinématographique

En quelques mots, nous souhaitions revenir sur quelques bons titres qui ont mis cette année 2018 au premier plan dans les crus du cinéma. Cette liste est totalement subjective, et il manque très certainement des bonnes propositions, comme Disney et Solo : A Story Of Star Wars, Avengers : Infinity War, ou même Tomb Raider, avec Lara Croft qui revient sur grand écran. Mais il faut savoir faire des choix, et nous avons tablé sur ce qui nous semblait le meilleur dans leur genre, et pour des réalisations ou des scénarios qui vous offriront un grand moment du cinéma.

Ready Player One

Spielberg, le retour. Avec son film Ready Player One, il épate l’audience, plongeant ainsi le spectateur dans un film où il peut être acteur. Cette création sera bien plus profitable avec le casque de réalité virtuelle, comme le scénario le suppose, en mettant en scène un joueur de jeu vidéo intégrant directement plusieurs univers, et qui aura une mission simple s’il veut pouvoir en ressortir vivant. Ce projet regroupe plusieurs super-productions qui ont marqué le cinéma Outre-Atlantique, avec les références à Shining, Retour Vers Le Futur, les jeux Atari, Jurassic Park, bien sûr, ou même Last Action Hero.

Black Panther

C’est l’un des films à succès de l’année 2018, et on vous voir venir au tournant, pas seulement auprès de la communauté noire. Black Panther est un excellent film de super-héros. Et quant à côté de cela on vous propose Ant-Man et la Guêpe, ou encore Dead Pool 2, qui n’a rien de transcendant, la véritable histoire du roi T’Challa dans son costume de jour comme de nuit, et déjà apparu dans Avengers : Civil War, est une très belle épopée. La civilisation africaine du Wakanda possède une technologie des plus avancées, et mettant ainsi le continent sur le devant de la scène internationale. Mais voilà que pour qu’un héros s’éveille, il faut que des méchants qui le brusquent un peu. Ce film est donc des plus abordables, avec un scénario certes simple, mais qui fonctionne idéalement, surtout lorsque l’on est pris par le piège des comics Marvel, avec une ambiance qui rappellera à la fois le Roi Lion et d’autres contes de Disney, premier acquéreur de Marvel Studios.

Mission Impossible : Fall Out

Si vous pensiez avoir tout vu des cascades de Tom Cruise pour le compte de Mission Impossible, vous êtes loin de vos surprises. Cette fois, c’est bien à Paris, majoritairement, que se déroule l’action, et nous sommes ravis de voir notre Dame de Fer entrer en action. Elle est toujours aussi photogénique, quel que soit son profil, et par ses jambes longues, elle ne peut que séduire cette distribution 2018 pour le sixième volet de la franchise. Rappelez-vous, lors du tout premier film originel, l’une des scènes les plus importantes se déroulait également dans la capitale française, et avec le partenariat d’Emmanuelle Béart, une autre dame de faire aux jambes longues et séduisantes. Entre Paris et Mission Impossible, c’est une grande histoire d’amour qui trouve encore son chemin, et pour un succès une nouvelle fois retentissant. La réalisation de Christopher McQuarrie est à saluer, à se demander presque si on ne préfèrerait pas Ethan Hunt à James Bond. Sur ces dernières années, entendons-nous bien.

Venom

Le blockbuster de cette fin d’année 2018, c’est Venom. Pas un film de super-héros, pas de corrélation directe avec Marvel, simplement le retour sur un personnage les plus machiavéliques des comics américains. Venom est tout simplement le côté obscur de Spider-Man, et un film dédié à ce personnage emblématique, on en rêvait presque. Surtout après la déconvenue de Spider-Man 3, le dernier avec Tobey Maguire. C’est Tom Hardy qui enfile le costume noir du sombre et détraqué Venom. Un anti-héros qui bat déjà tous les records au cinéma, et qui marque idéalement cette fin d’année pour clore un grand cru 2018 dont nous n’avons rien perdu.

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