La télésérie québécoise « Casino » : un grand succès au Canada

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Glamour, argent, luxe, prestige et adrénaline… les casinos ont toujours eu de quoi captiver les foules. Une fortune peut s’y faire, tout comme elle peut y être perdue. Et par conséquent, les casinos sont devenus les théâtres de choix pour les productions cinématographiques. Il suffit de faire le tour des nombreux films hollywoodiens des dernières décennies pour en prendre conscience. Et ce ne sont pas uniquement les studios de Los Angeles qui ont su tirer profit du cadre particulier que confèrent les maisons de jeux. Au nombre des créations québécoises qui adoptent la même formule, la série télévisée « Casino » vaut le détour. Intrigues, vengeance et drames donnent naissance à un cocktail particulier pour cette série inspirée de faits réels.

La vengeance au cœur !

Le synopsis court de Casino tient en quelques phrases. Il s’agit de l’histoire d’un jeune homme qui vient d’apprendre que son père s’est suicidé, alors qu’il est lui-même incarcéré à l’étranger pour un crime qu’il n’a pas commis. Son père était un joueur compulsif habitué d’un casino au Québec. De retour au pays, il se donne pour mission de se venger de ceux qui ont créé les conditions qui ont mené à la mort de son père, et causé autant de souffrances à sa famille. On pourrait être tentés de résumer l’intrigue de la série à ça, mais Casino n’est pas simplement une histoire de vengeance.

En effet, Casino se penche sur plusieurs questions profondes autour du monde des casinos. D’une part, la série s’interroge sur la dépendance au jeu qui naît souvent chez les joueurs fréquents et qui en fait des joueurs compulsifs. Elle présente, sans embellissement les conséquences graves de l’addiction aux jeux sur des personnes et des familles entières. À travers le suicide du père du personnage principale, mais également à travers d’autres personnages qui ont été progressivement introduits dans la série. En dehors de l’addiction, la question de la place des jeux d’argent dans la société moderne et les liens supposés ou avérés avec le crime organisé et le blanchiment d’argent.

En somme, la série montre bien que les casinos sont de véritables univers qui affectent de près ou de loin la vie de tous ceux qui s’y frottent, même tangentiellement. Mais, Casino permet également aux téléspectateurs de découvrir le fonctionnement d’un casino, les métiers et les coulisses de la grande machine.

La série est presque une condamnation directe des casinos gérés par l’État, mais elle pousse surtout à envisager les alternatives. Si l’on évoque le casino en ligne canadien par exemple, on se rend bien compte que les problèmes de blanchiment d’argent, de crime organisé et de dépendance ne sont pas entièrement éliminés, mais ils sont bien mieux maîtrisés. En effet, les sites de jeux d’argent sont contraints d’être plus transparents pour inspirer confiance, séduire et fidéliser les joueurs.

Rien que deux saisons à découvrir

La première diffusion de Casino date de 2006. Le 1er Mars 2006 pour être précis. La série compte en tout 20 épisodes de 45 minutes répartis sur deux saisons de 10 épisodes chacune. La série a pu bénéficier d’une distribution de rôles intéressante, avec des noms tels que Guillaume Lemay-Thivierge qui y interprétait son premier grand rôle à la télévision (celui de Stéphane Dumas). Mais on y retrouve également la chanteuse Ima dans le rôle de Sandra Johnson, Raymond Bouchard dans celui d’Antoine Caron ou encore Danielle Proulx qui incarne Marianne Dumas. 

Bien qu’elle fut assez courte, la série a connu un énorme succès lors de sa diffusion initiale. Pourtant, l’auteur Réjean Tremblay admet que deux chaînes ont d’abord refusé le projet avant qu’il ne trouve grâce auprès de Radio-Canada. En effet, les deux premières chaînes sur lesquelles il a porté son choix étaient TVA et TQS qui sembleraient avoir eu peur de marcher sur les plates-bandes des maisons de jeux étatiques.

En somme, la télésérie a de quoi séduire tout le monde. Elle est à la fois un commentaire social, une attaque rangée sur le statu quo des casinos gérés par l’État, une interrogation sur les effets néfastes des différentes dépendances et va jusqu’à proposer une arnaque à la « Ocean’s Eleven » pour les amoureux du genre.

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