Critique : Les Goonies

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Abordons aujourd’hui le sujet des films cultes de l’enfance, avec l’un de ses représentants les plus emblématiques, Les Goonies. Un film sur les années 80 qui à l’origine fût un flop monumental au box office, avant de devenir au fil du temps et de ses passages à la télévision le film culte qu’on connait aujourd’hui.

Après le succès d’E.T., l’extra-terrestre en 1982, Steven Spielberg créé sa propre société de production, Amblin. Passionné, il va pouvoir se consacrer à de multiples projets simultanément, et pas seulement ses propres réalisations. Pour se faire, il fera appel à sa bande de copains pour réaliser des films gravitant autour de ses sujets de prédilection, le fantastique et l’enfance.

Ces films vont marquer les années 80, Retour vers le futur, Gremlins ou Les Goonies qui fut pourtant un gros bide à sa sortie. Son réalisateur, Richard Donner, a expliqué plus tard avoir beaucoup souffert sur la table de montage puis après la sortie du film en lisant les critiques très négatives à son sujet.

Les Goonies fut très mal accueilli à sa sortie, les critiques jugeant le film bâclé, avec de gros problèmes de post production, la raison, il fut remonté à la va-vite à cause de nombreuses sous intrigues incohérentes et dont une scène avec une pieuvre complétement ratée. Même si aujourd’hui cette scène est devenue culte et est un élément incontournable des éditions bonus DVD et Blu-Ray. A l’image du film qui est devenu très populaire au fil des années, érigé en chef d’oeuvre de la pop culture des 80’s. Une telle popularité qu’il existe même une machine à sous à laquelle vous pouvez jouer en ligne, The Goonies a été développée en 2018 et prend son inspiration de l’imagerie et des graphismes du film.

La liberté d’expression des 80’s

Ce qui marque les esprits lorsqu’on regarde Les Goonies aujourd’hui, c’est la liberté de ton qui existe tout au long du film. Comme dans de nombreuses productions Amblin. La bande de copains est loin d’être un modèle du genre. Ils parlent facilement de sexualité, font des blagues salaces, sont parfois cruels et sans concession entre eux, comme par exemple lorsque Bagoo demande à Choco de faire le « Bouffi-Bouffon », une espèce de « danse de la dinde » imaginée pour se moquer du gros de la bande.

On assiste de temps en temps, sous couvert de l’humour, à des scènes qui aujourd’hui seraient politiquement incorrectes : les jeunes se réunissent autour du sexe cassé d’une statut grecque, Bagoo explique à Rosita, la femme de ménage, que se cache au grenier les outils de tortures sexuelles du chef de famille… Le réalisateur n’hésite pas non plus à parsemer son histoire de cadavres et de squelettes pour donner un côté vraiment effrayant à son histoire, de nos jours, les films pour enfants sont beaucoup plus légers sur ces sujets. Des passages osés, certes mais sans jamais tomber dans le trash grâce à la fraîcheur et à la naïveté du jeune casting !

Conclusion

Maladroit et pas totalement abouti, Les Goonies a survécu à ses défauts et a même réussi le coup de transformer ses imperfections en des scènes totalement cultes. Les Goonies est un film attendrissant, mis en musique par la célèbre Cyndi Lauper, bénéficiant d’un rythme soutenu… Une vraie madeleine de Proust pour la génération 80’s qui ne manquera pas de plaire non plus aux nouvelles !

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