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Action Critiques de films — 18 novembre 2018
Critique : Casino Royale

Casino Royale

Iran : 2018
Titre original : Casino Royale
Réalisation : Martin Campbell
Scénario : Ian Fleming
Interprètes : Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen
Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films
Durée : 2h18
Genre : action
Date de sortie : 22 novembre 2006

4/5

Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d’une partie de poker à haut risque sur la table du Casino Royale. Une partie endiablée aux sensations fortes comme l’on retrouve directement à la maison via des sites de casinos en ligne tel que betFIRST. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l’accompagne afin de veiller à ce que l’agent 007 prenne soin de l’argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s’efforcent d’échapper aux tentatives d’assassinat du Chiffre et de ses hommes, d’autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables…

Le renouveau de la franchise

Après l’Écossais Sean Connery, l’Anglais Roger Moore, l’Australien George Lazenby, le Gallois Timothy Dalton et l’Irlandais Pierce Brosnan (cherchez l’intrus), voici le plus célèbre agent secret aux services de sa Majesté interprété par un nouvel anglais pur jus, le fringant Daniel Craig. Et comme pour amorcer une nouvelle série, avec un nouvel acteur, les scénaristes reviennent aux commencements du mythe avec le livre « Espions faites vos jeux » de Ian Fleming, premier roman sur l’agent 007 dont la société Eon productions, qui produit habituellement les James Bond n’avait jusque-là jamais réussi à obtenir les droits (ceux-ci ayant été détenus par une firme qui sortira en 1967 son « Casino Royale » avec un certain David Niven dans la peau de l’agent secret). Eon se paie donc le luxe de faire le remake d’un des seuls Bond qui ne lui appartenait pas (il y a aussi « Jamais plus jamais » pour d’autres raisons).

Et quel remake ! Osera-t-on dire le plus jouissif des Bond ? Assurément celui qui voit naître son héros, qui le construit pour lui donner une identité, un charisme, des fêlures, une histoire. Oubliez donc tout ce que vous avez vu auparavant, une nouvelle « génération Bond » vient de débuter. Dès la toute première scène du film (dans un passé en noir et blanc), on assiste même au passage de l’agent en agent double 0. Mais Bond en a gros sur le cœur et M-Judi Dench est toujours là pour lui rappeler que dans ce métier il ne faut pas mettre ses émotions en jeu. Une progression narrative dans la structure du film va ainsi permettre à l’agent d’éclore, avec un plan final qui voit se matérialiser 007 sous nos yeux et nos oreilles : « My name is Bond, James Bond ».

 

Entre temps, tous les ingrédients d’un bon Bond sont là voire plus encore. Le premier d’entre eux : un adversaire redoutable. Incarné par l’excellent Mads Mikkelsen, Le chiffre (en français dans le texte), avec ses larmes de sang et sa maîtrise des mathématiques, ne semble de prime abord pas très inquiétant. C’est qu’il n’est pas la brute épaisse de service, l’homme étant plus fin que d’autres par le passé. Et surtout il a aussi affaire à plus méchant que lui, rendant encore plus ardue la mission de notre agent secret. Autre ingrédient bondien : les James Bond girls aux décolletés plongeants et aux courbes à couper le souffle. Si elles font le boulot de ce côté-là, il est à noter le destin tragique du statut de la James Bond girl, notamment avec Caterina Murino à qui on

fait mordre la poussière. Et puis il y a Vesper Lynd, que joue la belle Eva Green, et qui forme avec Bond un couple démesurément attachant et poignant. Une idylle naît même alors que ces deux-là font connaissance dans un humour ironique typiquement anglais qui en dit long sur le jugement que chacun porte sur l’autre ! « De toute façon, dira James, vous n’êtes pas mon genre ! » « Trop intelligente ? » « Trop célibataire ! ». Car pour l’agent, le meilleur atout d’une femme c’est son mari ! « C’est tellement plus simple », lâche-t-il à la conquête de Dimitrios. Enfin, pas de Bond sans action. En courant, en sautant ou au volant des plus belles voitures ou des plus gros bulldozers, l’agent est entraîné dans l’une des meilleures aventures bondiennes. Les deux courses poursuites effrénées du début du film, la première avec le yamakasi Sébastien Foucan et la seconde sur les pistes de l’aéroport de Miami, sont à ce titre exemplaires. Le réalisateur du « Masque de Zorro » et de « GoldenEye », aux manettes d’un film d’action haletant, met à profit ses compétences en la matière et tient parfaitement en haleine le spectateur de bout en bout du film.

Comme la Guerre froide est terminée depuis belle lurette et que les attentats du 11-Septembre sont passés par là, les scénaristes transposent l’action du film autour du spectre du terrorisme, des attentats et des bombes dans les aéroports. Finis les savants fous qui veulent dominer l’humanité, finis les gros gadgets de Q (absent de l’histoire) et les armes en tout genre, place à l’action hero, à l’agent qui se bat à mains nues (Jason Bourne est aussi passé par là) et qui en a autant dans le pantalon que dans la tête. Car derrière cette montagne de muscles se cachent un cœur tendre, un sourire ravageur et un regard bleu perçant. Daniel Craig reprend d’ailleurs brillamment le flambeau en prêtant ses traits et sa silhouette parfaite à l’agent britannique. « Casino Royale » aura donc façonné un Bond certes plus brutal avec ses gros bras et ses pectoraux parfaitement dessinés, mais il aura aussi permis de dresser le portrait d’un homme plus sensible et définitivement plus humain. Un nouveau James Bond est né. Plus moderne, très XXIe siècle.

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Julien

Cet article a été rédigé par Julien Mathon, fondateur et rédacteur du site Critique Film. Lire tous ses articles