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Critiques de films Drame — 24 novembre 2018
Critique : Casino de Scorsese

Casino

USA : 1995
Titre original :
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Nicholas Pileggi
Interprètes : Robert De Niro, Sharon Stone, Joe Pesci
Distribution : United International Pictures
Durée : 2h58
Genre : drame
Date de sortie : 13 mars 1996

5/5

Cinq ans après Les Affranchis, on prend les mêmes et on recommence. Casino raconte les retrouvailles du trio De Niro / Pesci / Scorsese pour une intrigue singulière au sein de la mafia qui délaisse les quartiers de Brooklyn pour s’implanter à Las Vegas, la Mecque des joueurs de poker avant l’arrivée des casino virtuels avec les jeux en ligne comme sur Casino777. Golden Globe de la meilleure actrice pour Sharon Stone, Casino est, pour beaucoup, considéré comme une copie conforme des Affranchis.

Synopsis :En 1973, Sam Ace Rothstein est le grand manitou de la ville de toutes les folies, Las Vegas. Il achète et épouse une virtuose de l’arnaque, Ginger Mc Kenna, qui sombre bien vite dans l’alcool et la drogue. Mais un autre ennui guette Sam, son ami d’enfance Nicky Santoro, qui entreprend de mettre la ville en coupe réglée…

 

Un film sans concession

Un montage fluide, une voix off constante, un univers attractif, des acteurs qui imposent le respect…pas de doute, l’ouverture de Casino pose d’emblée la patte scorsesienne qu’on affectionne tant. Martin Scorsese nous prépare pendant un bon quart d’heure à une apogée glorifiante posée sur de mauvaises fondations qui ne pourra qu’inévitablement s’écrouler. Robert De Niro prouve qu’il a une aura infaillible imposant un respect plus que profond mais qui a tout de même sa faille. Cette faille est matérialisée dans le personnage de Joe Pesci. C’est une petite boule nerveuse qui ne va pas par quatre chemins pour régler ses problèmes (jamais plus vous ne verrez un stylo-plume de la même manière). Là où Casino se démarque de son grand frère des Affranchis, c’est grâce au personnage campé par Sharon Stone. Cinq ans après le raz de marée Stone et Basic Instinct, elle enfonçait le clou d’un talent inéluctable (qu’elle gâchera elle-même en faisant de mauvais choix par la suite) qui a la main mise sur tout cet univers régit par les hommes. Stone c’est la succube qui fera chavirer les cœurs et annoncera la perte de chacun quant à leur mécanique bien huilée. Véritable vipère ambulante, la belle blonde est la preuve que Scorsese sait toujours trouver la perle rare qui détachera son film du précédent. Soyons honnête, nous aurions parfaitement conçu Casino comme une belle copie des Affranchis s’il n’y avait pas eu Sharon Stone pour remuer tout le système.

Une bande originale explosive

Une fois n’est pas coutume, la bande originale est saisissante. Scorsese, comme Tarantino, amène toujours avec lui un panel de standards très rock pour gonfler l’intérêt déjà très prenant de son histoire. Allant de Fleetwood Mac à Muddy Waters en passant par The Animals ou encore Little Richard, Casino est un best of des meilleurs titres rock 60’s et 70’s. Non content d’apporter un lot d’éducation musicale enrichissante à son métrage, la musique en abondance souligne surtout l’univers riche de son film où trop n’est jamais assez. Marque de fabrique ultime de Scorsese, il vend du rêve au spectateur qui se surprend à vouloir vivre la grande vie de gangster. On est tous insouciants face au spectacle ininterrompu qui se déroule dans les plus beaux casinos de Vegas. Fidèle à lui-même, Scorsese ne se cachera pas pour amorcer une chute aussi fulgurante que l’ascension pour ses personnages. L’art de rendre l’hyper-violence graphiquement magnifique n’est plus un secret pour lui. On retiendra surtout une des séquences finales dans le désert particulièrement éprouvante qui sonne le glas d’un retour à une réalité bien ancrée dans le code d’honneur de cette mafia impitoyable. Si Joe Pesci était plus que formidable dans Les Affranchis et Raging Bull, il concilie les amplitudes émotives des deux films susmentionnés pour les réunir au sein du personnage de Nicky. Apogée d’une collaboration qui fonctionne à merveille, ce sera, à notre plus grand désespoir, la dernière fois que nous aurons droit au trio De Niro / Pesci / Scorsese au cinéma. Les fans réclament un retour de cette combinaison gagnante et les rumeurs vont bon train ces dernières années. Quoi qu’il en soit, ce souvenir mémorable que laisse Casino ne peut qu’encourager nos espoirs pour qu’ils réitèrent tous cette collaboration.

Conclusion

Casino est une magnifique fresque de 3h grandiloquente et grand-guignolesque sur l’univers de la mafia dont seul Scorsese en a le secret et la maîtrise. Un très grand film pour lequel notre amour n’a d’égal que celui que porte De Niro à Sharon Stone dans le film.

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Auteur

Julien

Cet article a été rédigé par Julien Mathon, fondateur et rédacteur du site Critique Film. Lire tous ses articles