DVD — 20 mars 2017
Test DVD : Le petit locataire

France : 2016
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : Nadège Loiseau, , ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h40
Genre : Comédie
Date de sortie cinéma : 16 novembre 2016
Date de sortie DVD : 21 mars 2017

 

 

Synopsis : Le test est positif ! Nicole, 49 ans, est enceinte. Catastrophe ou bonne nouvelle ? Toute la famille est sens dessus dessous…

 

Le film

[2.5/5]

Un mari au chômage depuis 2 ans, Jean-Pierre Payan, ancien espoir de la gymnastique française, très velléitaire, ne quittant jamais son survêtement. Violette, dite Mamilette, une mère âgée qui perd un peu la boule et que l’on déplace sur son fauteuil roulant. Un premier enfant qu’on a eu à l’âge de 15 ans : Vincent, 34 ans, que sa famille ne voit que très rarement car il est cuistot dans un sous-marin. Un autre enfant arrivé à un âge considéré comme normal : Arielle, 27 ans, elle-même mère de la petite Zoé, 6 ans. Une « mère de merde », comme le dit Mamilette. Une mère qui s’occupe très peu de sa fille, se reposant sur sa famille pour aller chercher Zoé à l’école, ce que son père et sa mère oublient de faire très régulièrement. En tout cas, une mère restée bloquée en état d’éternelle adolescente. Et voilà que Nicole, 49 ans, employée dans un péage d’autoroute, se retrouve de nouveau enceinte. Un petit locataire, comme le dit Mamilette. Plutôt un squatter, rétorque Arielle. Que faire face à cette situation inattendue ? Bien entendu, la solution de l’avortement est envisagée, mais il faudrait se rendre aux Pays-Bas pour réaliser cette opération, le délai légal de notre pays étant déjà dépassé. Un voyage qui  ne serait pas pour déplaire à Damien, un jeune collègue de travail de Nicole qui se propose de l’accompagner, lui qui rêve de visiter les fameux « coffee shops » du pays des tulipes.

C’est lorsqu’elle était enceinte de son premier enfant que Nadège Loiseau a eu l’idée de qualifier ce qu’elle portait en elle de « petit locataire ». En 2012, cela s’est traduit par la réalisation d’un court-métrage, Le locataire, qu’on peut considérer comme le brouillon de ce qui allait devenir son premier long-métrage, Le petit locataire. C’est avec Fanny Burdino et Mazarine Pingeot qu’elle s’est attaquée au scénario de ce long-métrage, la même paire qui a travaillé avec sur L’économie du couple. Le résultat final est plutôt inégal. Versant soleil, une excellente prestation d’Hélène Vincent dans le rôle de Mamilette, un mélange de dialogues mordants et savoureux, d’inventions linguistiques superbes, telle celle du « tonton-bébé » trouvée par Zoé, d’observations très fines sur les relations au sein d’un couple, sur celles, au nombre de trois dans le film, entre une mère et sa fille, sur le rapport à l’âge. Versant ombre, un côté surjoué dans de nombreuses scènes et un duo de comédiens, Karine Viard (Nicole) et Philippe Rebbot (Jean-Pierre), qu’on a connus meilleurs. En fait, ce film, présenté comme étant une comédie, ne fait pratiquement jamais rire et, curieusement, il trouve ses plus belles scènes dans les moments d’émotion.

Le DVD

[4/5]

Le travail de Diaphana sur ce DVD ne mérite que des compliments. Tout d’abord en ce qui concerne les suppléments : on trouve tout d’abord une interview de la réalisatrice sur une durée de 14 minutes, avec des explications, entre autres, sur la genèse de son film et le choix des comédiens. C’est ainsi qu’on apprend que Philippe Rebbot était prévu dans la distribution, mais dans un autre rôle. C’est Karin Viard qui a suggéré de le mettre en tête d’affiche, dans le rôle de Jean-Pierre, son mari. Mine de rien, c’est le premier premier rôle pour ce comédien si souvent cantonné dans des seconds rôles ! Autre supplément : 9 scènes coupées pour une durée totale de 14 minutes. On trouve enfin le court métrage Le locataire, d’une durée de 25 minutes, dans lequel on retrouve dans la même histoire, avec les mêmes prénoms et certains dialogues rigoureusement identiques, les protagonistes de Le petit locataire. Dans Le locataire, c’est qui tient le rôle de Nicole et celui de Jean-Pierre. Quant au rôle de Mamilette, il est très bien interprété par . Le ton de ce court-métrage se veut moins comique que celui du long, ce qui implique que les comédiens ne se sentent pas obligés de surjouer.

Les choix offerts quant à la vision du film sont très classiques : 2.0 ou 5.1, avec ou sans sous-titres pour sourds et malentendants, possibilité d’audiodescription. Le film ayant été tourné en automne, la réalisatrice avait insisté pour qu’un maximum de couleurs proviennent des costumes : pas de problème, cela est bien rendu dans le DVD !

 

Articles semblables

Partage

Auteur

Jean-Jacques

Cet article a été rédigé par Jean-Jacques Corrio, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles