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DVD — 08 juillet 2018
Test DVD : Il s’appelait Mandela

Il s’appelait Mandela

États-Unis : 2017
Titre original : Madiba
Réalisation :
Scénario : , Paul Webb, , , , , ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 4h00 environ
Genre : Histoire, Biographie
Date de première diffusion TV française : septembre 2017
Date de sortie du DVD : 23 janvier 2018

 

Synopsis : Une fiction évènementielle qui retrace le parcours de vie de . Retour sur les épreuves qui l’ont façonné, ses amitiés fidèles, sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme Winnie, ses alliances politiques et le lien qu’il a partagé avec les deux hommes qui se tenaient près de lui pendant ses jours les plus sombres… sans oublier ses plus grands triomphes. Un regard intime porté par un casting prestigieux sur un homme qui a changé le cours de l’histoire !

 

 

Le film

[3.5/5]

18 juillet 1918 : naissance de Rolihlahla Mandela à Mvezo, dans la province du Cap. 18 juillet 2018 : le centenaire de la naissance d’un homme, Nelson Mandela, qui a profondément marqué l’histoire du 20ème siècle. Rolihlahla, un prénom donné à sa naissance et ayant pour signification « Fauteur de troubles ». Prénom remplacé par celui de Nelson : à son entrée à l’école, son institutrice a souhaité que l’enfant ait un prénom chrétien et a décidé que, dorénavant, il s’appellerait Nelson Mandela.

Il s’appelait Mandela est une mini-série historique de 6 épisodes, produite par la chaîne américaine BET (Black Entertainment Television) et qui a été diffusée aux Etats-Unis du 1er au 15 février 2017. Le scénario a été écrit à partir de 2 livres de Nelson Mandela, « Conversations avec moi-même – Lettres de prison, notes et carnets intimes » et « Nelson Mandela by Himself: The Authorised Book of Quotations ». C’est par l’arrivée du nouveau Président Nelson Mandela dans le bureau présidentiel des Union Buildings de Pretoria, le 10 mai 1994, que commence le film. Un film qui, ensuite, va peindre de façon chronologique les événements importants de la vie de Nelson Mandela, tant dans sa vie privée que dans sa vie publique, avec, en particulier, ses séjours durant 27 ans dans différentes prisons du pays.

 

 

Certains esprits chagrins ne manqueront pas de regretter le côté académique de la réalisation de cette série américaine. Le côté hagiographique de la description faite du personnage Mandela, homme montré du début à la fin comme n’ayant aucun défaut notoire, pourra également indisposer certains spectateurs. Pourtant, l’essentiel n’est pas là : en plus de couvrir de façon sérieuse l’histoire d’un homme et d’un pays, la série se montre particulièrement intéressante par la façon dont elle met en valeur un certain nombre de faits qui peuvent sembler, à tort, être des détails sans grande importance. C’est ainsi que les scénaristes et le réalisateur insistent sur les difficultés rencontrées dans sa propre famille par cet homme totalement investi dans son combat politique et à qui sa première femme, puis la deuxième, reprochent d’en oublier toute forme de vie normale ainsi que ses rapports avec ses enfants. Evoqué aussi, le fait que tant du côté du Premier Ministre Hendrik Verwoerd, le « grand architecte de l’apartheid », que du côté de la plupart des membres de l’ANC (Congrès National Africain, le Parti de Nelson Mandela), on est en face de personnalités ayant la foi et qui sont persuadées que Dieu est de leur côté.

Très important aussi, tout au long du film, et là, à coup sûr, il ne s’agit pas de détails sans importance, se posent la question de l’utilisation ou non de la violence et le choix de mener un combat circonscrit à la cause des seuls noirs ou prenant en compte toute la population sud-africaine, noirs, métisses, indiens et blancs. D’où les conflits avec le PAC (Congrès Panafricain) de Robert Sobukwe, hostile au fait d’inclure des blancs dans le combat et à toute influence du Parti communiste d’Afrique du Sud, ainsi, plus tard, que ceux avec le Parti Inkatha de la liberté, dirigé par Mangosuthu Buthelezi et favorable à un séparatisme territorial.

 

 

Bien que centré sur le personnage de Nelson Mendela, le film n’en oublie pas pour autant le rôle joué par ses compagnons de combat, en particulier Oliver Tambo, Walter Sisulu, Govan Mbeki et le couple blanc formé  de Joe Slovo et Ruth First, figures importantes du Parti communiste sud-africain. Le film permet aussi de mettre en scène, brièvement, des personnages de la lutte anti-apartheid dont on a tous entendu parler, tels Steve Biko, mis sur le devant de la scène internationale par la chanson de Peter Gabriel, et l’archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix en 1984. Moins brève est la mise en valeur de Christo Brand, un gardien de prison blanc qui a fini par tisser des liens d’amitié avec son prisonnier Nelson Mandela. Quant à Winnie Mandela, la deuxième épouse de Nelson, elle a toujours été très controversée et la description qui en est faite correspond bien à cette image.

Concernant la distribution, on ne doit pas oublier que la série Il s’appelait Mandela est une série américaine et, même si quelques-uns des interprètes sont sud-africains, la plupart des rôles sont interprétés par des comédiens américains. C’est le cas de Laurence Fishburne, l’interprète de Nelson Mandela. Petit détail gênant : ce personnage semble ne pratiquement pas vieillir tout au long du film, l’âge qu’il parait avoir au moment où il est étudiant étant déjà fort avancé !

 

 

Le DVD

[4/5]

Bonne pioche de la part de Rimini Éditions : sortir cette édition DVD de cette mini-série pour être dans les bacs au moment du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Le coffret mis dans le commerce abrite 2 DVD, chacun comprenant 3 épisodes de la mini-série. Chaque épisode est présenté en intégralité, avec, pour chacun d’entre eux, le résumé des épisodes précédents, le générique de début et le générique de fin. La qualité de l’image est impeccable. Quant au son, on peut l’écouter en Dolby Digital 2.0 stéréo, que ce soit en version française ou en version originale, accompagné ou non de sous-titres en français. A noter qu’aucun supplément ne vient s’ajouter à la série.

 

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Auteur

Jean-Jacques

Cet article a été rédigé par Jean-Jacques Corrio, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles