DVD — 11 octobre 2017
Test Blu-ray : Resident evil – Vendetta

: Vendetta

 
Japon : 2017
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs (VO) : , ,
Éditeur :
Durée : 1h37
Genre : Action, Horreur
Date de sortie DVD/BR : 6 septembre 2017

 

 

Chris Redfield membre de la Bioterrorism Security Assessment Alliance, convainc l’agent du gouvernement Leon S. Kennedy et le professeur Rebecca Chambers de l’Institut de Biotechnologie Alexander d’arrêter un marchant de mort en quête de vengeance prêt à libérer un virus mortel au coeur de New York…

 

 

Le film

[3/5]

Resident evil : Vendetta fait partie d’une franchise créée par Capcom en 1996, ayant déjà engendré presque une quinzaine de jeux vidéo, six films de cinéma et des dizaines d’adaptations diverses sous formes de romans, mangas ou autres novelisations. Le film qui nous intéresse aujourd’hui est sorti en France début septembre, et est réalisé Takanori Tsujimoto – il s’agit du troisième long-métrage d’animation explorant l’univers Resident evil. Petit retour en arrière pour ceux qui auraient manqué le début…

Resident evil, c’est donc avant tout une franchise vidéo-ludique, créée par Shinji Mikami en 1996, s’étant rapidement imposée comme la référence du survival horror. Le premier jeu s’est écoulé à plus de six millions d’exemplaires, et a engendré un nombre important de suites et autres « spin-off ». Très inspirés par le cinéma de George A. Romero, les premiers jeux de la franchise sont néanmoins parvenus à se créer une identité et une mythologie propres, qui sera reprise dans les grandes lignes -et pour le moins mise à mal- par Paul W.S. Anderson en 2002 avec la première adaptation cinématographique de l’univers créé par Capcom. En quelques années et seulement quelques films, la saga ciné Resident evil, portée par la personnalité de Milla Jovovich, devient rapidement un grand maelstrom de bruit et de fureur, un total nawak en roue libre et en mode WTF, mais qui parviendrait finalement à trouver dans le grotesque et le ridicule achevé une forme de poésie filmique absolument unique (surtout dans les trois derniers opus de la saga).

En 2005, alors que les deux premiers films ont cartonné au cinéma alors que les ventes de Resident evil III n’ont pas été jugées satisfaisantes, Capcom décide donc avec Resident evil 4 de s’éloigner des bases de la série de jeux vidéo, et commence à rivaliser avec la saga cinématographique en termes d’éparpillement et de surenchère dans l’action (jouissive) et le grand n’importe-quoi. Et ça marche : les ventes frôlent à nouveau les six millions d’unités vendues. Il faudra dix ans et l’arrêt définitif de la franchise ciné (en attendant sa renaissance) pour que Capcom se décide à retourner aux « bases » essentielles de sa franchise avec Resident evil 7, sorti en 2017.

C’est également dans cette direction que se dirige Resident evil : Vendetta. Durant le premier quart d’heure du film, on suivra donc un groupe de soldats menés par Chris Redfield au sein d’un lugubre manoir peuplé de morts-vivants. La référence au tout premier jeu est évidente : même personnage principal, même lieu, même ambiance glauque… Mais comme si Capcom n’était pas encore tout à fait prêt à rompre avec les habitudes prises avec les six films « live », passée cette introduction, le grand n’importe-quoi reprend bien vite ses droits : on aura donc rapidement droit à un enchaînement de scènes d’action et de défouraillages divers, en abandonnant rapidement l’aspect horrifique de la chose et en se concentrant sur une trame très proche de celles des films de la saga de Paul W.S. Anderson. Pour le fan service, on glissera également dans l’intrigue les personnages de Rebecca Chambers (le deuxième personnage jouable du premier Resident evil) et Leon Kennedy (Resident evil 2 & 4).

Côté technique, l’animation peut varier d’une séquence à une autre, mais dans l’ensemble, c’est très soigné. La réalisation manque de personnalité, de même que la musique du film, pourtant signée par le très talentueux Kenji Kawai. Cela dit, dans son créneau et en mode bourrin du samedi soir, Resident evil : Vendetta tient globalement ses promesses : celles d’un divertissement mineur en mode « fun ».

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Qui dit Blu-ray made in Sony Pictures dit forcément transfert Haute Définition très soigné. Et Resident evil : Vendetta ne fera pas mentir cet adage : l’éditeur nous propose un rendu visuel époustouflant, un véritable régal pour les mirettes : définition d’une précision à couper le souffle, couleurs explosant littéralement de mille feux. Niveau son, la VF et la VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1 ; les mixages sont dynamiques à souhait, avec des ambiances finement distillées lors des scènes les plus calmes, et carrément explosives durant les scènes d’action, nous proposant des effets d’un dynamisme absolu, avec des sons se déplaçant sur toutes les voies audio. Du beau boulot.

Dans la section suppléments, on retrouvera tout d’abord droit un commentaire audio de Takanori Tsujimoto (réalisateur), Takashi Shimizu (producteur exécutif) et Makoto Fukami (scénariste). On poursuivra ensuite avec making of du film d’environ 30 minutes, divisés en trois featurettes ; les informations y sont certes assez redondantes et beaucoup trop axées promo, mais l’ensemble demeure intéressant. L’inévitable sujet sur la « motion capture » demeure sans doute le plus passionnant d’entre eux. On terminera avec une galerie de croquis assez superbes, ainsi que les traditionnelles bandes-annonces.

Mais ce n’est pas tout car cette édition de Resident evil : Vendetta contient un deuxième Blu-ray de suppléments, d’une durée de… 22 minutes environ, et contenant trois featurettes supplémentaires : une sur le personnage de Glenn Arias, une consacrée aux liens entre le film et la série de jeux vidéo, ainsi qu’une session de questions / réponses entre le public et l’équipe du film lors du Tokyo Game Show de 2016.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles