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DVD Séries TV — 09 février 2018
Test Blu-ray : Orange is the new black – Saison 3

– Saison 3

 
 
États-Unis : 2015
Titre original : –
Créateur :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 13h environ
Genre : Série TV, Comédie, Drame
Date de sortie DVD/BR : 3 janvier 2018

 

 

Un nouveau régime est à l’ordre du jour à Litchfield dans la saison trois d’Orange is the New Black. De nouveaux intérêts, des changements spirituels et des problèmes familiaux bouleversent la vie des protagonistes et déclenchent des luttes pour le pouvoir parmi les résidentes de Litchfield et les gardiens…

 

 

La saison

[4,5/5]

Les auteurs d’Orange is the new black étaient parvenus à livrer une deuxième saison encore meilleure que la première : pour cette troisième année à la prison de Litchfield, Jenji Kohan et son équipe ont-ils réussi à réitérer cet exploit ?

Alors que la saison 2, beaucoup plus sombre que la première, s’achevait sur une série d’événements qui créait une tension presque palpable au sein des différents groupes de personnages, les auteurs ont décidé d’aller là où on ne les attendait pas forcément : si le spectateur s’attendait à assister à une saison encore plus dure et dramatique que la précédente, montant crescendo dans la tension, ils ont au contraire opter pour un revirement total, histoire de renverser la vapeur (et de surprendre leur monde !), avec une saison globalement plus « légère » que celle mettant en scène le personnage de Vee. Pour ce faire, ils remettent en avant de façon très habile les histoires « personnelles » des personnages secondaires, et globalement, ils parviennent ici à retrouver un meilleur équilibre entre la noirceur et l’humour, beaucoup plus présent durant cette saison que durant la précédente. De nouveaux personnages viennent s’ajouter à la liste des détenues, la narration en « flash-backs » reprend ses droits, et le tout s’articule autour de plusieurs arcs narratifs majeurs : le rachat de la prison d’un côté, l’arrivée d’une nouvelle « méchante » (entre de gros guillemets), Stella, redistribuant habilement les cartes et perturbant l’équilibre du couple formé par Piper et Alex et enfin une réflexion très intéressante sur la notion maternité durant la détention.

Les « rotations » narratives autour des personnages, que l’on avait trouvé vraiment remarquables lors de la deuxième saison, continuent de plus belle, et chaque personnage secondaire aura son moment de gloire : contrairement à de « grosses » séries chorales telles que Walking dead par exemple, aucun personnage d’Orange is the new black n’est là pour « combler » les arrière-plans ; aucun d’entre eux ne reste dans l’ombre : tous ont un background, une histoire et une utilité dramatique : c’est ce qui fait toute la dimension « humaine », voire même humaniste, de ce show exceptionnel. Toujours aussi fluide malgré sa profusion de personnages et de sous-intrigues, cette nouvelle saison aborde des thèmes et sujets de société habilement croqués au sein d’un microcosme décidément très attachant, et se permet même quelques digressions un poil plus absurde, avec notamment un « trafic » d’un nouveau genre orchestré par Piper, qui prend d’ailleurs nettement l’ascendant sur Alex durant cette saison.

Comme d’hab, le casting est parfait, de Taylor Shilling à Uzo Aduba en passant par Samira Wiley, tous prouvent qu’ils peuvent être là où on ne les attend pas et l’interprétation est toujours à 100% crédible. qui se montre elle aussi très convaincante. Du côté des « nouvelles » actrices, on sera contents de retrouver Mary Steenburgen et Lori Petty (Tank girl !), devenues trop rares sur grand écran, ainsi que Ruby Rose, découverte l’année dernière avec ses rôles musclés dans Resident evil : Chapitre final, xXx : Reactivated et John Wick 2.

Drôle, puissante et profondément humaine, cette troisième saison d’Orange is the new black parvient à rééquilibrer la tonalité du show, qui trouve ici son expression la plus pure, loin de plus petite idée de stéréotype ou de caricature. Et si d’aucuns pourront, peut-être, lui reprocher une tension dramatique en baisse par rapport à l’année précédente, le dernier épisode de cette saison pourra laisser penser que la tension pourrait clairement reprendre ses droits durant la quatrième… Que nous aborderons très prochainement !

 

 

Le coffret Blu-ray

[4,5/5]

Il y a peu de choses à dire sur le coffret 4 Blu-ray d’Orange is the new black – Saison 4 édité par Sony Pictures que nous n’aurions pas évoqué dans les tests Blu-ray des deux premières saisons : cette nouvelle saison du show créé par Jenji Kohan affiche le même soin technique apporté au transfert des 13 épisodes, littéralement impeccable, doté d’un piqué précis et d’un niveau de détail bluffant, couleurs naturelles, contrastes solides. Côté son, seule la version originale est encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, dans un mixage immersif, riche en effets d’ambiance s’avérant très réussis et même parfois assez étonnants (brouhaha, échos). Un poil en retrait, la version française uniquement mixée en Dolby Digital 5.1 s’avère également très efficace, mais fait naturellement montre d’un peu moins de finesse dans ses effets.

Du côté des suppléments, Sony Pictures nous propose de découvrir un amusant bêtisier d’une durée d’un peu moins de quatre minutes, deux featurettes consacrées aux personnages (un sujet « choral » donnant la parole à de nombreux membres du casting, et un d’avantage axé sur le personnage de Sophia la transsexuelle), ainsi que deux commentaires audio, sur les épisodes 10 (« Des lolos et des poils ») et 13 (« Ne fais confiance à personne »), au cœur desquels on déplorera malheureusement l’absence de Jenji Kohan, la créatrice de la série.

 

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles