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DVD — 21 juin 2018
Test Blu-ray : Criminal squad

 
États-Unis : 2017
Titre original :
Réalisation :
Scénario : Christian Gudegast,
Acteurs : , , O’Shea Jackson Jr.
Éditeur :
Durée : 2h29
Genre : Policier, Thriller
Date de sortie cinéma : 21 février 2018
Date de sortie DVD/BR : 21 juin 2018

 

 

Chaque jour, 120 millions de dollars en liquide sont retirés de la circulation et détruits par la Réserve fédérale de Los Angeles. Un gang de braqueurs multirécidivistes va tenter l’audacieux tout de force de mettre la main dessus. Mais, ils vont se heurter à une unité d’élite de la police qui n’a pas l’intention de jouer dans les règles de l’art. Tous les coups sont permis pour coincer ces gangsters prêts à tout…

 

 

Le film

[5/5]

Si l’on avait bien remarqué le nom de Christian Gudegast il y a deux ans au générique de La chute de Londres, un film d’action extrêmement bourrin et réjouissant, rien ne pouvait en réalité nous préparer au choc ressenti à la découverte de Criminal squad, qui s’imposera sans la moindre peine comme « LA » tuerie atomique de l’année -voire même de la décennie- dans le petit monde du polar urbain.

La première grande force de Gudegast est de parvenir à trouver un juste milieu, l’équilibre parfait entre l’héritage de trente ans de films de braquages et le ton post-moderne des films de flics « gangsta » popularisé par Training day en 2001. A mi-chemin entre Michael Mann et David Ayer, Christian Gudegast parvient à créer une réelle empathie pour ses personnages, chez les flics comme chez les truands, qui ne sont pas juste des gros bourrins en mode badass mais de vrais personnages complexes et remarquablement définis, dont on découvre le background au fur et à mesure, et qui ne seront bien souvent très éloignés de ceux à qui on aurait pu s’attendre.

La deuxième grande force de Criminal squad réside bien sûr dans sa mise en scène, épatante d’entrée de jeu puisque le film s’ouvre sur une scène de braquage qui tourne mal absolument glaçante de violence et de réalisme. Bien sûr, le lieu où se déroule l’action (Los Angeles) allié à la photo froide et nocturne de cette entrée en matière ne pourra que rappeler au spectateur le chef d’œuvre de Michael Mann, Heat (1995), et la suite du film ne fera que confirmer à quel point Christian Gudegast frappe fort et juste, livrant ici un premier film littéralement parfait, évitant les nombreux pièges dans lesquels il aurait pu tomber en essayant « d’élever » le genre, de proposer une véritable « vision » et des personnages décrits à l’ancienne, vraiment crédibles, évoluant au cœur d’un récit tendu et palpitant.

Depuis Heat justement, on pensait que ce genre de récits appartenait au passé, qu’il ne serait plus possible de retrouver cet équilibre ; ainsi, si des cinéastes étaient parvenus depuis vingt ans à faire vibrer le spectateur, c’est en fonçant tête baissée dans le badass intégral, mettant en scène des personnages de flics le plus souvent absolument détestables, qui feraient finalement passer la plupart des gangsters pour des enfants de cœur. C’est ce qu’ont fait des cinéastes tels que David Ayer (Au cœur de la nuit, Sabotage) ou John Hillcoat (Triple 9), en livrant des films où nul ne trouve jamais réellement grâce aux yeux du spectateur : tous sont pourris d’une façon ou d’une autre, volontairement ou non, tous sont condamnés dès le départ par leurs actions et leur choix de vie. Chez Christian Gudegast, c’est différent, car il aime ses personnages : qu’il s’agisse de Big Nick (Gerard Butler) ou de Merrimen (Pablo Schreiber), que l’on pense à Donnie (O’Shea Jackson Jr, qui ressemble décidément de plus en plus à son père) ou à Levoux (), tous se révèlent parfaitement attachants, quel que soit le côté de la loi où ils se situent.

Malgré ce que la bande-annonce du film tentait de nous vendre, on est donc beaucoup plus proche de l’univers de Michael Mann que du festival d’action en mode bourrin, d’autant que Criminal squad s’avérera au final assez avare en termes d’action. Ça ne l’empêchera jamais en revanche d’être absolument toujours passionnant et immersif, malgré ses deux heures trente au compteur. Sec et sans fioritures, le film impose de lui-même son casting extraordinaire et s’avère un véritable plaisir de cinéma, du genre de celui qui vous dresse tous les poils sur les bras et qui, malgré sa noirceur incroyable, vous laisse un grand sourire sur les lèvres à l’issue de la projection. Un PU-TAIN de grand film.

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Autant être clair d’entrée de jeu, le Blu-ray de Criminal squad édité par Metropolitan Vidéo est une véritable bombe : non content d’imposer une galette proche de la démo technique image et son, cette édition est proposée dans un joli steelbook, et dans une édition contenant deux Blu-ray, l’un des deux étant réservé au film en « Director’s cut » : plus longue d’environ huit minutes, cette version nous réserve certes punchlines supplémentaires, mais met surtout d’avantage l’accent sur la séparation de Nick et de sa femme ; elle offre également une jolie scène familiale à Levoux (VOST uniquement pour cette version du film). Pour le reste, avec sa définition au taquet, son piqué précis et ses couleurs / contrastes époustouflants, l’image nous offre un rendu HD absolument exceptionnel. Une claque de tous les instants, qui commence dés les premiers plans survolant Los Angeles. Côté son, nous aurons droit sur la version « cinéma » à deux impressionnants mixages DTS-HD Master Audio 5.1 se révèlent parfaitement immersives, à la fois tonitruantes dans les séquences d’action, vraiment amples et d’une précision redoutable dans la restitution des ambiances. On a donc vraiment droit à un spectacle visuel et sonore d’une ampleur rare.

Dans la section suppléments, on aura tout d’abord droit à un commentaire audio du réalisateur Christian Gudeast (accompagné par le producteur Tucker Tooley), que l’on réservera cela dit aux anglophones confirmés puisqu’il est proposé en VO sans sous-titres. On continuera ensuite avec un making of composé de très courtes featurettes mises bout à bout, qui nous proposera néanmoins de découvrir quelques images du tournage de la dernière et très impressionnante séquence sur Alameda. Mais ce n’est pas tout : on découvrira également une série de très intéressantes scènes coupées, mais vous aurez déjà vu la plupart d’entre elles si vous avez visionné le film en « director’s cut ». On terminera ensuite avec les traditionnelles bandes-annonces éditeur.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles