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À la une News — 28 juillet 2016
Morceaux choisis de Jean-Luc Godard au Champo en août

JeanLucGodard

Nous avons beau nous extasier à chaque annonce d’un nouveau cycle aux Fauvettes, le plus récent des temples de la cinéphilie parisienne n’a en rien inventé ce mode de programmation parmi les cinémas de répertoire commerciaux de la capitale. Une preuve éclatante en est la rétrospective que le , situé au cœur du Quartier latin, va consacrer dès mercredi prochain, le 3 août, au réalisateur . Sous le titre « Morceaux choisis », le cinéma projettera pas moins de vingt-cinq films du plus aventureux des cinéastes français. Il ne s’agit donc pas d’une intégrale – une entreprise de toute façon condamnée d’avance en raison des nombreux courts-métrages, documentaires et films expérimentaux réalisés par Godard – mais d’un retour abondant sur une filmographie jusqu’à présent en constante évolution.

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Rappelons enfin que cette salle indépendante accepte à la fois la carte d’abonnement UGC Illimité et le Pass de Gaumont/Pathé. Les spectateurs les plus exigeants auront donc aucune excuse pour ne pas se casser la tête en pleine canicule estivale face aux œuvres hautement énigmatiques et intellectuelles du maître Godard !

Mepris

Après avoir exercé sa plume mordante en tant que critique de cinéma dans les années 1950, Jean-Luc Godard (*1930) commence à faire des films en même temps que ses compagnons de la Nouvelle vague François Truffaut, Eric Rohmer, Claude Chabrol, Jacques Rivette et les autres. Son premier film en 1960 est tout de suite un coup de maître, puisque galvanise autant les foules grâce au couple légendaire que forment Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg à l’écran qu’à sa forme innovante. Plus de la moitié des films projetés au cours de la rétrospective du Champo sont issus des années ’60, la période faste en termes artistiques et commerciaux pour Godard qui y a mis en scène certains de ses films les plus mémorables. Dès son deuxième film, avec Michel Subor et Anna Karina, le réalisateur a subi les foudres de la censure, ce qui s’est traduit par une sortie repoussée de trois ans. Entre-temps, il a réalisé l’infiniment plus joyeux avec Jean-Claude Brialy et Anna Karina, ainsi que son deuxième chef-d’œuvre, le sublime avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli, tellement mythique qu’il a servi de motif à l’affiche du Festival de Cannes cette année.

Alphaville

Toujours aussi prolifique, Godard avait enchaîné avec , le film qui a donné son nom à la société de production de Quentin Tarantino, Une femme mariée avec Bernard Noël et Macha Méril, avec Eddie Constantine et la fidèle Anna Karina – Ours d’or au Festival de Berlin en 1965 –, le magistral avec Jean-Paul Belmondo et, vous l’aurez deviné, Anna Karina, ainsi que avec Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya qui vient de ressortir en copie neuve et qui est actuellement à l’affiche au Champo. A partir de Made in USA avec Karina et Laszlo Szabo en 1967, le style et les interrogations contextuelles de Godard deviennent plus opaques. Un changement de cap progressif qui se confirme par la suite à travers La Chinoise avec Anne Wiazemsky et Juliet Berto, Week-end avec Mireille Darc et Jean Yanne, puis le documentaire One + One autour des Rolling Stones.

PierrotLeFou

A partir de Le Vent d’est avec Gian Maria Volontè en 1970, Jean-Luc Godard avait traversé une période de recherche esthétique accrue, pendant laquelle il était souvent accompagné de co-réalisateurs comme le groupe Dziga Vertov, Jean-Pierre Gorin pour Tout va bien avec Yves Montand et Jane Fonda et Anne-Marie Miéville pour Numéro deux. De cette période trouble, il est sorti à peu près indemne, puisqu’il revient sur le devant de la scène du cinéma à partir de 1980 avec Sauve qui peut (la vie) avec Isabelle Huppert et Jacques Dutronc, nommé aux César du Meilleur Film et du Meilleur réalisateur, suivi de avec Huppert et Hanna Schygulla, également nommé aux César du Meilleur Film et du Meilleur réalisateur, avec Maruschka Detmers et Jacques Bonnaffé – Lion d’or au Festival de Venise en 1983 –, le controversé Je vous salue Marie et Détective avec Claude Brasseur et Nathalie Baye.

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Depuis la fin des années ’80 et Soigne ta droite avec Jane Birkin, Godard s’est une fois de plus enfermé dans une méditation cinématographique dont il est parfois le seul à détenir la clef de compréhension. Seuls trois autres films de cette dernière partie de son œuvre figurent dans le cycle du Champo : Hélas pour moi avec Gérard Depardieu, For ever Mozart et avec Bruno Putzulu. En 2011, Jean-Luc Godard avait reçu un Oscar d’honneur pour « sa passion, son goût de la confrontation et pour un nouveau type de cinéma », un prix honorifique que, évidemment, il n’est pas allé chercher.

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Auteur

Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles