À la une DVD, BOF, Livre Livres — 07 octobre 2017
Livre : Harrison Ford, l’acteur qui ne voulait pas être une star

Titre : Harrison Ford, l’ qui ne voulait pas être une star

Auteur : Alexis Orsini

Editeur : Dunod

Date de publication : 6 septembre 2017

Nombre de pages : 304 pages

Format : 140 x 220 mm

Prix : 18.90 euros

 

Cette semaine vient de sortir 2049. Harrison Ford y reprend le rôle de Rick Deckard, un des plus emblématiques de sa carrière, après voir brillé dans VII et avant de revenir dans la peau du fameux Henry Jones Jr. (Indiana étant, rappelons-le, le nom du chien). Et si Blade Runner n’est devenu culte qu’à long terme, les sagas Star Wars et ont fait de lui un des acteurs les plus connus et demandés des années 80. Drôle destin pour ce passionné de théâtre qui n’a jamais voulu devenir une star, comme nous le narre Alexis Orsini sur près de 300 pages !

Le d’Alexis Orsini ne cherche pas à dresser une exhaustive d’Harrison Ford. L’auteur préfère ne pas s’attarder sur la vie privée de l’acteur, ce dernier ayant toujours voulu qu’elle reste, justement, privée, pour dresser un portrait de l’acteur à travers ses plus gros succès – et par ricochet à travers ses moments de creux. On a tout de même droit à quelques dizaines de pages passionnantes sur ses jeunes années. H. Ford n’a en effet, comme l’explique le titre, jamais voulu être un acteur célèbre et célébré : sa passion pour le théâtre lui a donné de devenir acteur, mais pas pour briller sous les feux hollywoodiens, tout simplement pour jouer. Il ne cherche ainsi pas à tout prix à enchaîner un nombre incalculable de seconds rôles inintéressants. Ainsi, si il signe un contrat de sept ans à la Columbia, son insubordination lui coupe l’accès à pas mal de daubes ! De plus, le fait qu’Harison Ford exerce le métier de charpentier à côté des quelques petits rôles qu’il obtient forge sa légende – et comme toute les légendes, on apprend l’origine de sa cicatrice !

La moitié du livre est consacré aux Star Wars et aux Indiana Jones. Si cela a de quoi surprendre à première vue, cela n’est en fait que le résultat du contrat passé dès le début du livre avec l’auteur. Comme dit auparavant, ce qu’Alexis Orsini cherche à faire, c’est d’expliquer le rapport de Ford à sa célébrité soudaine et écrasante. Il faut ainsi savoir que ses réserves en public lui ont valu de nombreux reproches de la part de la presse, et que l’acteur a préféré vivre tranquillement dans un ranch du Wyoming plutôt qu’au cœur d’Hollywood – et qu’il n’a pas pour autant abandonné sa passion pour la menuiserie, et a commencé son engagement écologique. On ressent d’ailleurs un véritable amour de l’auteur pour ces films cultes, dont il nous fait suivre toutes les étapes de la production, et dont on apprend pas mal d’anecdotes. Les blessures à répétition d’, qui essaie au maximum d’effectuer ses cascades, font même office de running gag ! Mention spéciale pour le chapitre consacré à Blade Runner, surnommé par ses techniciens « Blood Runner » tellement il fut chaotique …

L’auteur ne passe pas pour autant sur les films suivants. En effet, la suite du livre étudie comment l’acteur va essayer de sortir de ses rôles de contrebandier et d’archéologue, et à quel point il est devenu la « star » la plus demandée – et la plus rentable – d’Hollywood. Lui qui ne voulait pas s’enfermer dans quelconques archétypes de personnages finit par être constamment associé au rôle du père de famille héroïque … Si les années 2000, peu brillantes, sont pratiquement passées sous silence, le retour de Ford sur le devant de la scène, d’abord raté (Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal) puis triomphal (Le réveil de la force) conclut le livre. Si Han Solo est mort, Harrisson Ford est lui plus vivant que jamais !

Harrison Ford : l’acteur qui ne voulait pas être une star est donc un livre passionnant,  à la fin duquel on à l’impression de mieux connaître à la fois l’homme derrière la star et les films qui ont forgé sa légende. Il en ressort un acteur toujours professionnel, impliqué dans tous ses rôles, à l’origine des répliques les plus emblématiques d’Han Solo comme de la personnalité d’Indiana Jones – une véritable machine à idées pour reprendre les termes de Steven Spielberg. Un acteur qui semble aujourd’hui accepter son rôle de star, à l’heure de reprendre ses plus grands rôles !

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Auteur

Nicolas Santal

Cet article a été rédigé par Nicolas Santal, rédacteur de Critique-film.fr