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Gangster Squad

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Etats-Unis : 2012
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Will Beal
Acteurs : , , , ,
Distribution : Warner Bros
Durée : 1h53
Genre : , ,
Date de sortie : 6 février 2013

Globale : [rating:2.5/5][five-star-rating]

Confier un film de gangster dans sa plus pure tradition au réalisateur du très fou «  » peut paraître une idée saugrenue. Heureusement, la magie Hollywoodienne opère et se voit doté d’un casting à faire baver toutes les productions existantes. Mais voilà, le tout réuni en fait-il pour autant un bon film ? Il semblerait bien que non…

Synopsis :

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

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Quand trop de style tue le style

Quand on voit la bande-annonce de Gangster Squad, qu’on se dit que l’histoire (vraie) est tirée du roman éponyme de Paul Lieberman et que le scénariste du film est un ancien de la brigade criminelle de Los Angeles, on s’attend à du très très lourd niveau polar. Malheureusement, le spectateur déchante très vite lorsque la réalisation faible et parodique de prend le dessus.

Malgré un effort énorme sur la reconstitution historique, on a du mal à ne pas voir le côté très faux qui règne derrière tous ces chapeaux et ces belles voitures anciennes. Même les seins en carton d’ dans une sublime robe rouge ne font pas illusion…(si, si vous verrez lorsqu’elle marche). Le problème venant surtout il faut le dire de la mise en scène, avec beaucoup trop de flous et de fausses lumières qui rendent le tout assez irréel. Et que dire du montage à la truelle que l’on sent plus que bancal ? D’ailleurs, la fameuse scène coupée suite à la tuerie d’Aurora aura certainement joué en la défaveur du film, puisqu’elle s’est vu remplacée par une scène à Chinatown, ridiculement inutile et qui n’a rien à faire là si ce n’est pour tenter d’appuyer encore une fois sur le côté stylisé du film…

Style que l’on retrouvera dans toutes les scènes d’ du film, avec des ralentis qui n’ont rien à faire là et des effets spéciaux plus que moyens. Gangster Squad aurait gagné à être plus sobre et classique, ne serait-ce qu’au niveau du scénario, bien maigre ici, et qui se voit accompagné d’une narration étrange qui nous perd dans le film.

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Casting un jour, casting toujours

En réalité, on sent que le film échappe un peu à son réalisateur, souhaitant y incorporer tous les codes du genre mais qui finit par en faire trop malgré une volonté évidente de rendre hommage au genre. Dommage, l’idée de l’équipe de flics un peu ripoux travaillant loin des méthodes de la police traditionnelle était excellente, mais se retrouve abandonnée rapidement pour faire place à un trio d’acteur qui accapare l’écran : Brolin / Penn/ Gosling.

Si le premier est très juste et incarne à merveille le flic irlandais aux mots rares mais à la violence et au sens de la justice bien présents, les deux autres sont en sur-jeu perpétuel. tente de faire du Robert de Niro et devient vite ridicule, tandis que se voit affublé d’un personnage à la voix de fillette et portant du gloss au réveil. Pas très viril donc, ni très charismatique.

Les autres membres de l’équipe eux, ont bien peu de temps à l’écran pour faire leurs preuves et sont anecdotiques même s’ils sont drôles (notamment ). C’est d’ailleurs bien dommage puisque certains personnages secondaires sont très intéressants. Au final, chacun joue de son côté, et l’ensemble décousu ne fonctionne pas malgré des acteurs assumant le second degré et souvent en osmose (le couple Stone/Gosling fonctionne toujours très bien). Mais l’histoire est trop effleurée pour pouvoir devenir vraiment prenante, d’autant plus que tout est cousu de fil blanc.

Cela dit, sur ce sujet, le réalisateur n’est pas a blâmer puisqu’il a bien repris tous les codes du genre : à savoir des femmes peu présentes et aux rôles de mère ou de « fille de confort » uniquement, des scènes d’actions régulières où l’on ne compte plus le nombre de balles tirées sans toucher personne et une rencontre au somment entre le méchant et le gentil de l’histoire. Oui, définitivement, Gangster Squad est une très bonne parodie du film noir. Si l’on arrive à se mettre ça en tête, on passe un excellent moment devant ce film qui se laisse agréablement regarder. Si l’on est amateur du genre traditionnel en revanche…on passe son chemin.

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Résumé

Résumé : Ceux qui s’attendent à voir un vrai film de gangsters seront très déçus par ce Gangster Squad, plus qu’anecdotique. Ceux qui, en revanche, parviendront à voir le film comme une parodie du genre pourront passer un très bon moment devant un film certes très divertissant et un peu fou, mais vite oubliable.

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Anais

Cet article a été rédigé par Anaïs Berno, Rédactrice et responsable des relations presse de Critique Film.fr @AnaBerno