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À la une Animation Critiques de films — 11 octobre 2012
Frankenweenie

affiche

États-Unis : 2012
Titre original : -
Réalisateur :
Scénario : John August, , Leonard Ripps
Acteurs : (VO) , ,
Distribution : The Walt Disney Compagny France
Durée : 1h27
Genre : Animation
Date de sortie : 31 octobre 2012

Globale : [rating:3.5][five-star-rating]

est un réalisateur génial c’est un fait. C’est aussi un fait que de constater qu’il n’a pas réalisé de grand film depuis un moment (), nous offrant tantôt du bon sans génie () tantôt du très décevant (). Dans ces conditions doit-on attendre , long tiré de son court? Éléments de réponse.

Synopsis : Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

victor et sparky

De la sincère émotion…

Un point qui devrait mettre en joie les plus fana d’animation et les fanboys de Tim de la première heure est la direction artistique et l’aspect général du film. Si la 3D ne sert strictement à rien -à part offrir la première blague/mise en abyme du film- on pourra en revanche se réjouir du fait que Tim Burton semble avoir gardé son sens de l’esthétisme si soigné et tellement jouissif. Le noir et blanc, hommage aux vieux films de monstres, est intelligent ; l’animation des personnages-marionnettes prodigieuse et le visuel gothique voire surréaliste du réalisateur dans les proportions bien présent. Cependant, avouez que l’on avait peu de chance d’être déçu de ce côté là: Burton fait du Burton et c’est toujours aussi fascinant. Le gros grief qui est fait au réalisateur depuis quelque temps concerne son « laxisme » scénaristique. Il y a en effet bien longtemps qu’on ne peut se targuer d’avoir ressenti de profondes émotions devant l’un de ses films. C’est donc du côté du scénario que les plus puristes d’entre nous vont se tourner avec deux grandes questions: le film est-il capable d’émouvoir et Tim Burton de nous faire à nouveau rêver? La bonne nouvelle c’est que le métrage a un gros point fort qui est la relation entre le jeune Victor et son chien Sparky. Du fait de sa longueur, le court métrage ne parvenait malheureusement pas développer une émotion suffisamment forte, par contre c’est le cas ici! Tim Burton choisit sciemment de faire une introduction/1re partie suffisamment longue pour nous montrer tout l’amour que porte Victor à son chien et qu’il représente son seul ami, coupé socialement du monde qui l’entoure avec des parents qui ne le comprennent pas vraiment et des camarades de classe qui le prennent pour un original. De ce fait on est véritablement ému lorsque Sparky va mourir et on ne pourra que ressentir de l’empathie pour ce gamin.

edgar

…à la technique froide

L’autre question légitime, je vous vois venir, c’est de savoir si le film apporte une réelle plus-value par rapport au court métrage. Si d’un point de vue durée on peut penser que oui (6 min contre 1h27), il n’est pas aussi évident de répondre à cette question si on compare les idées. Si comme on l’a dit la première partie se révèle émouvante, la suite est malheureusement plus caricaturale car moins originale. Si on sent clairement que le réalisateur s’est fait plaisir et teste tout le potentiel de ses petites marionnettes, on s’offusquera en revanche du fait qu’il recycle un certain nombre d’idées visuelles ou scénaristiques de ces précédents métrages (la banlieue idyllique et froide opposé à la différence, le character design ne se renouvelant pas…). On finit par se retrouver devant une avalanche de technicité, brillante cela dit, mais froide car ne servant que trop peu l’histoire en ne nous apportant pas de quoi trembler et rêver. En cela et c’est même un comble, le récent ParaNorman n’a pas à rougir la comparaison avec ! Les deux films jouent sur le même tableau avec le même type d’animation, se différenciant pour le premier par son humour et pour le second par son côté dramatique, mais c’est tout! Et c’est infiniment dommage vu l’attente qu’il suscitait, on se dit juste que le film sort trop tard. À partir du moment où les camarades de classe de Victor vont découvrir le secret de la résurrection, l’histoire se transforme en véritable hommage aux vieux films d’épouvante et permet à l’équipe technique de s’affairer sur les monstres. Sympathique mais encore une fois on sent que le réalisateur s’est plus fait plaisir à lui en jouant sur son plateau de tournage miniature, que réellement penser à son public. Le métrage se rattrape tout à la fin encore une fois grâce à Sparky, véritable star de l’histoire, qui vient apporter le frisson nécessaire malheureusement trop peu présent tout du long.

 

Résumé

Frankenweenie plaît autant qu’il déçoit légèrement. Si le réalisateur nous offre une relation parfaite entre le jeune Victor et son chien, amenant l’émotion où il faut quand il faut, il nous présente également un froid étalage de technicité (sublime au demeurant) où l’on sent surtout qu’il s’est fait plaisir au détriment de son histoire. Au final on pourra dire que le court métrage se suffisait à lui même et que Tim Burton aurait dû utiliser son temps à un projet inédit. Pour ceux n’ayant jamais vu ce court, Frankenweenie reste une bien jolie récréation.
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Nicolas B

Cet article a été rédigé par Nicolas Balazard, Responsable adjoint de Critique Film. Twitter : @NicoBalazard