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Critiques de films Horreur — 22 septembre 2017
Critique : Ça (2017)



États-Unis : 2017
Titre original : It
Réalisateur :
Scénario : , ,
Acteurs : , ,
Distribution : . France
Durée : 2h15
Genre : Horreur
Date de sortie : 20 septembre 2017
 

Note : 3,5/5

Déjà adapté en téléfilm dans les années 1990, Grippe-Sous, le clown démoniaque est de retour en salles. Adapté d’un roman culte de , Ca raconte comment un clown maléfique enlève des enfants pour les dévorer. Une adaptation dirigée par Andy Muschietti.

 

 

Synopsis : À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »… Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu’un petit garçon poursuivant son bateau en papier s’est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou…

 
 

 

Une adaptation classieuse mais classique

 

Ça version 2017 est une œuvre de divertissement classieuse. La photographie est belle, le clown est terriblement imposant et quelques effets de mise en scène font leur effet. De même, le réalisateur tente d’instaurer une ambiance 80’s à la manière de la série Stanger things ou, plus anciennement, de Super 8. Porté par un groupe d’enfants, l’étalonnage de l’image et certains choix scénaristiques laissent à penser que Ça s’est fortement inspiré de la récente série Netflix. De jeunes gamins à vélo, prêts à enquêter à la place des adultes, énième héritage des Goonies.

Les effets horrifiques demeurent classiques. Des portes qui grincent, une apparition démoniaque, des lumières vacillantes, le cinéaste tente de jouer avec nos peurs primaires et essaye au maximum d’éviter les jump-scares. Pour autant, l’ambiance horrifique n’est pas assez posée, n’est pas assez inquiétante pour véritablement créer une peur profonde. Le réalisateur ne parvient pas à nimber son œuvre de l’ambiance particulière qui définit les œuvres et leur donne une identité. Il ne préfère pas non plus se lancer dans une expression gore et insipide. Mais à ne pas choisir son camp, cette adaptation de Ça finit par apparaître certes efficace, mais relativement fade. Montrer une salle de bain recouverte de sang ne signifie pas pour autant être vecteur d’épouvante. Parfois, le spectateur assiste à un enchaînement de scènes horrifiques disposées sans réel lien, une succession de petites histoires horrifiques. Une belle manière de garder son public éveillé, mais difficile de créer une ambiance avec un tel processus.

 

 

Un clown terrifiant

 

Cette adaptation de Ça reste relativement fun. Certaines images hésitent entre humour noir / gore et peur primaire. Certaines apparitions du clown font effet sourire : on le voit tantôt en train de faire coucou avec un bras qui ne lui appartient pas, tantôt avec un cadavre sans tête ; une certaine imagerie de l’épouvante qui sonne comme une petite boutade. Ça devient une œuvre pop relativement précise. Le clown est dépoussiéré et cherche à divertir un public assez jeune, bercé par les blockbusters et les bouses horrifiques qui sortent chaque mois. Bill Skarsgård n’y est pas pour rien. Impérial dans son rôle de Grippe-Sous, il donne une profonde identité au personnage. Une représentation charismatique et imposante, un démon mystérieux dont on ne connait pas les origines, et qui restera encore un mystère à la fin du métrage. Andy Muschietti, à qui l’on doit Màma, n’a pas dit son dernier mot et reviendra derrière la caméra pour le deuxième chapitre de Ça. Le studio Warner Bros semble en effet désireux d’exploiter le filon, en espérant que la saga Ça ne finisse pas comme ces nombreuses sagas horrifiques qui se perdent en chemin. La liste est longue : Chucky, Halloween, Paranormal activity, Saw, etc.

 

 

Conclusion

Finalement, Ça demeure une œuvre lisse et sans grandes ambitions. Cependant, il faut admettre que le film d’Andy Muschietti remplit totalement son contrat de pur divertissement, et s’avère amplement suffisant pour se faire relativement peur pendant un peu plus de deux heures.

 

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Auteur

Aubin Bouillé
Aubin Bouillé

Jeune étudiant en droit, je comble mon temps libre en écrivant des articles cinématographiques. Cinéphile dans l'âme, je suis un grand amateur de cinéma américain, ma jeune adolescence ayant été portée par Quentin Tarantino, David Fincher et les frères Coen. J'espère que mes papiers vous plairont et bonne visite sur Critique_Film :)