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Critique : Alien: Covenant

:

Etats-Unis, 2017
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : ,
Acteurs : Katherine Waterston, , ,
Distribution : Twentieth Century Fox
Durée : 2h02
Genre : Horreur, science-fiction
Date de sortie : 10 mai 2017

Note : 3/5

C’est avec une impatience non feinte, une certaine appréhension également, que l’on attendait ce nouvel opus de la saga Alien, suite de . Pour rappel, ce dernier est une préquelle narrant les événements se déroulant avant le film original, sorti en 1979. L’on se souvient de cette image étrange du Space-Jockey, l’œil rivé à un télescope géant, l’estomac éventré, objet de spéculations les plus diverses parmi les fans et l’une des raisons pour laquelle Ridley Scott décida de revenir aux sources de l’histoire. Sorti en 2012, Prometheus divisa les fans, reprochant à Scott la création d’un gloubi-boulga métaphysique trop éloigné de l’univers anxiogène du premier volet. Prenant acte de ces critiques, Scott a la ferme intention de renouer avec l’ambiance du film original, tout en poursuivant la mutation de son univers initié par Prometheus.

Synopsis : En route vers une planète habitable, le Covenant subit un incident lors de son trajet provoquant le réveil d’un petit nombre de colons en hibernation. Provenant d’un astre voisin, un message à caractère humain est capté par les membres de l’équipage. Ils prennent la décision de s’y rendre.

Savoir-faire visuel mais avec quelques redites

En route vers une planète habitable, le Covenant subit un incident lors de son trajet provoquant le réveil d’un petit nombre de colons en hibernation. Provenant d’un astre voisin, un message à caractère humain est capté par les membres de l’équipage. Ils prennent la décision de s’y rendre.

Les premiers plans sont admirables, la fluidité de la mise en scène, alliée à la beauté des images font de cet Alien un tour de force esthétique. Ridley Scott est un esthète formel, peaufinant le moindre détail, la moindre nuance de couleur. Malgré les critiques mitigées, tous s’accordaient à reconnaître le savoir-faire visuel du réalisateur anglais sur Prometheus. Pour Alien : Covenant, il était prévu que Scott s’éloigne des grands questionnements philosophiques aperçus dans Prometheus, pour se concentrer sur une narration plus resserrée, faisant fi de la question des Ingénieurs par exemple. La première heure du film est plutôt bien amenée, quoique d’une facture assez classique. Le déroulement de l’intrigue, assez téléphoné, est compensé par l’œil visuel de Scott, et par un suspense rondement mené lors de la découverte de planète. Cependant, et malgré la maîtrise visuelle du metteur en scène de Blade Runner, une désagréable sensation de redite se dégage de cette première partie, très (trop ?) proche du premier Alien.

Comme il est de coutume dans un Alien, l’on suit une équipe de scientifiques, pilotes, ingénieurs, chacun travaillant de concert dans le dessein de résoudre les problèmes se présentant à eux. Effet de groupe aussi, où le moindre danger suscite chez certains un effort de survie proprement égoïste. Une sorte d’harmonie initiale risquant d’être fissurée au moindre danger. Détourné de leurs plans initiaux, l’équipage du Covenant se dirige vers cette mystérieuse « terre » découverte de manière fortuite. L’excitation est à son comble de découvrir une planète présentant tous les attributs d’un lieu habitable. Non sans quelque inquiétude pour certains protagonistes, cela va de soi.

La place de l’Homme

Sur place, ils découvrent les vestiges d’une civilisation ancienne. Au sein de l’équipage du Covenant, se trouve un droïde (incarné par Michael Fassbender dont la rectitude propre à une machine excelle). Il trouvera son double, David (présent dans Prometheus), sur place. L’occasion pour Scott de confronter ces deux « entités » au sein de joutes verbales sur les aléas de la création et de la place de l’homme dans l’univers. D’aucuns y verraient une sorte de pensum un peu pompeux. Ils n’auraient pas tort. Ici, effleure le caractère mégalomane de David, non sans se départir d’une certaine préciosité en citant Shelley au gré d’une conversation. Ou encore, en interprétant Wagner sur un piano. Le lien est là : Wagner et les Xénomorphes. La haute culture rencontre les références populaires.

C’est peut-être l’un des gros défauts de ce nouvel épisode : cette manie de Scott à vouloir manger à tous les râteliers dans un geste ostentatoire dont le but est de plaire à tout le monde. Une séquence sous haute influence par-ci, une scène de bagarre à la sauce par-là. En sus de ces citations, quelques références aux quatre Aliens sont également présentes de-ci, de-là. Le fait d’avancer la date de sortie de plusieurs mois a obligé Scott à achever le tournage coûte que coûte. Cette précipitation se ressent dans le déroulement de l’intrigue où une sensation d’inachevé émaillée d’ellipses (voir la scène de la douche) laisse à penser que Scott était constamment sous la pression des studios afin de boucler le film à la date butoir imposée par le studio. Ainsi, la caractérisation des personnages en pâtit, leur présence étant, pour la plupart, complètement anecdotique. Seul, Fassbender – personnages centraux (les deux droïdes) – apporte sa part de complexité, de nuances.

 

Conclusion

Au vu du résultat final, la déception est grande. Non que le film soit honteux, loin de là. Le film se suit sans déplaisir, et la mise en scène est un régal pour les yeux. Mais on en attendait tellement plus, surtout depuis la semi-déception de Prometheus. Afin de faire le lien avec le premier Alien, il est prévu que trois longs-métrages se fassent. Et pourquoi pas rappeler , ou même , pour assurer la continuité ?

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Auteur

Valentin Buchens

Cet article a été rédigé par Valentin Buchens, rédacteur de Critique-film.fr